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VTT, bloggers influents et manifestations

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Parfois, le soir, alors que je considère d’un oeil distrait un épisode de Man vs Wild dont je connais les dialogues par coeur tant il a été rediffusé, j’aime bien semer quelques graines sur une feuille sans savoir ce qui va pousser.
Ça m’évite de me presser le bulbe à la recherche d’un vrai sujet et puis ça fait un peu blogger hype ou je sais plus trop comment on dit. Ah oui, influent.
Influent sur qui d’abord? Pour être influencé par un blogger, faut être un peu faible d’esprit non?
Convaincre trois pelés et un tondu de mirer Maison Close ou de se ruer chez H&M pour claquer l’équivalent de la retraite de Michel Chevalet dans la dernière collec’ au rabais de Karl Lagerfeld, ça ne fait pas de vous un prophète. Et puis les bloggers influents, c’est comme les chanteurs: à quelques exceptions près, ce sont les plus nazes qui cartonnent.

Mon avis sur tout et n’importe quoi, je pense que pas mal de monde s’en claquemure les écoutilles. En vrai, quand je poste un lien vers mon blog sur Twitter, vous êtes probablement 200 à en avoir rien à foutre. Putain, ça c’est une véritable influence: c’est le titre de mon blog et vous y souscrivez sans même le lire! Fantastique n’est-ce pas?!

Pour récompenser les plus fidèles d’entre vous, ceux qui me lisent poliment chaque jour (ou presque hein), je m’en vais vous balancer un petit conseil week-end de derrière les fagots.

Dans les Vosges

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Deux albums chouettos (Fantastic Mr Fox OST et We are Young Money), un magazine intéressénervant et un paquet de Prince. Il n’en faut pas plus pour aller dans les Vosges.

Je cause du trajet hein, parce que pour ton petit séjour roots, mieux vaut prévoir de quoi te couvrir. Dehors, tu vas avoir si froid.

Dans les Vosges y’a de la neige. Pour moi qui surkiffe autant la poudreuse que je déteste les salopes qui la transforment en boue dès la sortie du RERE, le 88 est une antichambre du paradis.

Un Eden de sapins et de montagnes, relativement préservé des touristes qui te foutent des coups de skis dans la gueule sur le quai du TGV quand ils embarquent pour je ne sais quelle station surcotée.

Dans les Vosges, il y a aussi une station bien connue des gens du cru, les Frères Joseph. C’est à Ventron. Il y a quelques Alsaciens en goguette et autant d’Allemands venus en voisins, mais pas beaucoup plus. Les gens préfèrent aller siphonner leur CB dans les Alpes pour briller à leur retour dans les soirées diapos avec des arrières plans à base de Mont-Blanc. Tu parles.

Cheryl Cole, Reine de mon Angleterre

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Si je vous disais le nombre d’Italiens que j’ai croisé à Londres, vous ne me croiriez pas. Ou alors vous penseriez que j’étais en week-end à Turin. En même temps, on a tellement mangé italien en trois jours que ça aurait pu être plausible, mais non. D’un autre côté, si vous pensez lire un réquisitoire en bonne et due forme contre les touristes originaires de la botte, vous faites fausse route.
Bien que je me contrefiche comme d’une guigne du 10 juillet 2006, je me contenterais de dire qu’en les voyant, on comprend mieux comment Silvio « le fascisme c’est la classe » Berlusconi a pu être élu trois fois président du conseil.

Bref. Cette année, le Jour de l’An c’était New Year’s Eve à London pour So et moi. Trois jours à arpenter la capitale anglaise de Big Ben à Oxford Street en passant par Primark, Notting Hill et la parade du Jour de l’An.

Hasard du calendrier (tiens mon oeil), il se trouve qu’une fois de plus les fêtes de fin d’année sont tombées en plein pendant les soldes d’hiver. Oups. Avant que vous ayez eu le temps de vous vautrer dans le stupre de vos plus beaux fantasmes shopping, ceux où vous partouzez avec les étiquettes de chez Topshop et les –70% de chez Harrod’s, je vous arrête de suite.

Chaque année, on a beau nous rebattre les oreilles avec les soldes anglais, en vrai c’est pas si bien. Outre-Manche, la vie est chère. Les vraies bonnes affaires sont aussi rares que les dépôts Emmaüs à St-Germain Des Près. Sauf peut-être dans les HMV où on trouve l’intégrale de Friends pour moins de 40£ ou chez Bizarro, une excellente pizzeria de Paddington, moins chère et plus classe que la cantine qu’on partage avec les frères Naceri du côté de Romainville.

Il y a un régiment de trucs coolos chez nos amis rosbeefs, mais pas les prix.

Quand tu grailles au resto par exemple, tu dois rajouter le service, soit 10% de l’addition, sur la note finale. Chez Uncle Sam, le service est presque aussi important que le droit d’avoir une arme et le football. Pourtant, ils n’ont pas été jusqu’à franchir la ligne rouge en rendant le pourboire obligatoire puisqu’au fond, c’est bien de ça qu’il s’agit en Angleterre.
Si dans nos contrées latines en mal de savoir-vivre beaucoup de gens n’en lâchent jamais par pure radinerie, il n’en reste pas moins que nous sommes nombreux à considérer les pourboires comme un moyen d’exprimer un mécontentement ou de remercier une serveuse souriante voire un garçon de café blagueur. Cette liberté, les Anglais ont choisi de la fouler au pied. C’est moche.

Tel un oiseau tombé du nid, j’ai découvert d’autres trucs sur l’Angleterre :

* leurs biscuits sont aussi bons qu’une caméra cachée de François l’Embrouille. En particulier ceux de Marks and Spencer que je vous recommande aussi chaudement que Crank II, l’album de Kid CuDi et les livres de Chuck Palahniuk et Nick Hornby ;

* il s’y vend du Dr Pepper, officiellement élu meilleur soda du monde par mes soins ;

* le ciné coûte aussi cher qu’une sortie au théâtre ou une place de concert pour le groupe favori inconnu de ta bloggeuse hype préférée (inconnue elle aussi bien qu’elle soit convaincue du contraire). Pour voir Sherlock Holmes et Nine, j’attendrais ;

* les magasins sont ouverts les jours fériés et les vendeurs y sont presque tous Blacks et Indiens. Mieux, dans quasiment chaque grande enseigne, il y a au moins une vendeuse voilée ;

* il ne pleut pas tout le temps. Pas une seule fois en trois jours à vrai dire ;

* sous ses airs imbitables, le système de transports londonien est en fait aussi simple que l’intrigue d’un épisode de Barnaby.
Le quadrillage de la ville, façon cahier Clairefontaine petits carreaux, garantit une facilité de déplacement admirable, surtout en bus ;

* dans certaines stations de métro, des barrières et des panneaux séparent les couloirs et les escaliers pour éviter que les usagers qui rentrent et ceux qui sortent ne se télescopent. Classe ;

* en revanche, quand ils écrivent sur le sol de quel côté de la route tu dois mirer avant de traverser, ça fait un peu pays d’autistes même si je dois bien reconnaître que ça ne m’a pas été inutile dans mes premiers pas au pays des automobilistes qui roulent à gauche ;

* le petit déj’ à l’anglaise, c’est flabistouflant. Que ce soit chez Garfield’s ou ailleurs, j’adhère avec peut-être une réserve sur les frites de bon matin quand même ;

* la télé anglaise, y compris publique, ça claque du cul. Le 2 janvier à 22h30 par exemple, il y avait la Légende de Ron Burgundy sur la BBC. Le jour où on verra ça sur TF1 ou France 2, j’achèterais un disque de Katy Perry. Gravez ça dans la pierre, la musique de cette connasse est mon Enfer de Dante (j’en profite pour dire que le fait qu’elle se tape Russell Brand me le rendrait presque antipathique et pas drôle).

Vous l’aurez compris, Londres c’était bien. Au programme de mon prochain séjour dans la capitale du flegme : jouer au cricket avec des pak-paks, visiter le zoo de Londres, descendre quelques pintes dans un pub du cru, faire un tour à Buckingham, voir en live un match de Chelsea et une partie de polo, découvrir pourquoi le pudding est infect, dénicher la maison de Hugh Grant dans Coup de Foudre à Notting Hill et faire un pèlerinage sur les traces de Nick Hornby.

Dans la peau d'un touriste

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Glossaire de mon parisian week-end avec Soso :

Château de Versailles : ils devraient appeler ça les Fontaines de Versailles ou le domaine de Marie-Antoinette. Ironiquement, le Château est l’étape la plus courte de la visite. La Galerie des Glaces est un peu surestimée. Si l’on en croit les portraits, Louis XIV ressemblait autant à Emmanuel Moire qu’à un biniou.
Excellente journée in fine.
Reflex en bandoulière : aussi essentiel pour un touriste que son mètre de cordage pour Rocco Siffredi. Aux gosses les appareils photos numériques, aux parents et à nous les reflexs.
Ce qui nous distingue du touriste lambada ? On ne se prend pas en photo devant la pyramide du Louvre. On essaye d’être artistiques nous, môssieur !
Le Louvre : Avec la Tour Eiffel et les Champs Elysées, c’est LE must-see pour tous les filous en goguette à Lutèce. Malin, le décorateur en chef de la capitale à tout flanqué dans le même km carré. Merci.
Ce qui nous distingue du touriste lambada ? On ne visite que la collection égyptienne. Pour La Joconde et la Vénus de Milo, il y a de beaux posters et de super cartes postales dans toutes les boutiques souvenirs de la capitale.
Marche musée : Quésaco ? La marche musée, c’est piétiner des heures durant derrière une famille de touriste américains débarqués de San Diego pour voir la Joconde ou suivre un troupeau de moutons pendant toute la visite du Grand Trianon.
Ce qui nous distingue du touriste lambada ? On râle contre ses putains de touristes qui prennent toute la place. Non mais ho !
Banc de piranhas : généralement chinois, il descendent d’un car en rangs serrés derrière une guide qui agite un foulard jaune sur une antenne de radio tenue à bout de bras. Dans chaque salle, ils se collent systématiquement devant le tableau le plus connu pour écouter religieusement leur prophète. Puis ils cavalent jusqu’à la pièce maîtresse de la salle suivante, avant de finir en mettant à l’épreuve les détecteurs de faux billets des boutiques de souvenirs avec leurs liasses de 200 boules. S’il les voyait, le Grand Timonier serait fier comme s’il avait été pape.
Pour un week-end à Paris, ça relève du domaine de l’acceptable. Quinze jours à écumer les musées new-yorkais, et vous chopez une jaunisse.
Pique-nique : vu qu’on n’était pas de passage chez Loulou La Brocante entre une descente chez Vuitton et une razzia Place Vendôme, on n’a pas les moyens de payer 6 euros pour un demi-litre de Coca et 9,5 euros pour un crudité poulet. Et qu’ils viennent pas nous dire que c’est d’époque ! Vive la glacière de portos et le casse-dalle.
Arnaque : un touriste qui ne se fait pas blouser, c’est comme un requin sans ratiche. Ca ne peut pas marcher. 8,00 euros pour les fontaines musicales de Versailles. Christophe Moulin et Julien Courbet sont sur le coup.
Mollet muscle (à prononcer façon cainri) : visitez Versailles puis arpentez Paname, et vous devenez doublure gambettes de Roberto Carlos. Tourisme, où le culturisme des jambes.