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Piège à con(trôleurs)

| Rubrique 1, LOL MDR PTDR XPDR, Me, myself & aïe !

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De nos jours, y’a autant de journées consacrées à des causes, des événements ou des catégories de personnes que de fautes de français en 24h de programmes sur TF1.

Y’a la fête des voisins (fin mai), la journée mondiale contre l’homophobie (17 mai) ; la fête de l’Internet (je sais pas trop quand), la journée mondiale de l’utilisabilité (ça c’est pour le 13 novembre, get ready), la Journée de la Femme (le 8 mars), la Journée mondiale des Droits de l’Homme (blanc) (le 10 décembre) et si on farfouille un peu, sans doute pourra-t-on mettre la main sur une journée des crêpes au Nutella ou sur la Fête d Massage Thaïlandais.

Tant qu’on y est, on devrait lancer la journée des contrôleurs. Remarquez, ça serait dommage parce que la vérité, c’est qu’un contrôleur mérite qu’on lui fasse sa fête tous les jours.

La violence étant le dernier refuge de l’incompétence, il n’est nullement question ici d’attenter à l’intégrité physique des hommes en vert caca de bébé, juste de les faire chier un peu. Un juste retour des choses. Payback time quoi.

Pour ce faire, vous allez suivre le petit tuto ci-après. A l’origine, je l’avais écrit pour le Journal de Mickey dans le cadre d’un cahier de vacances spécial pour enfants condamnés à rester à Paris et en Ile de France tout l’été. Malheureusement, ils n’en ont pas voulu.

L’aventure c’est l’aventure (même dans le métro)

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Une putain d’heure et huit foutues minutes. C’est le temps qu’il m’a fallu pour rallier Gare du Nord depuis St-Mandé. C’est un Paris-Lille en TGV, 48 pages de Choke, Zombieland sans le générique final ou Gare du Nord / Eglise de St-Mandé en bus à l’heure de pointe.

Comme je n’ai pas encore le loisir de mirer les secondes s’égrener sur ma Casio de retraité ou de m’attendrir en voyant le lait sourdre des commissures de bébé, je me le réserve pour le week-end, l’aube et les jours fériés cet enculé de bus. Eh ben aujourd’hui, j’aurais mieux fait de sauter dedans.

Tout a commencé sur la ligne 1, du côté de Gare de Lyon. Notre rame venait à peine d’entrer en station quand elle s’est immobilisée, une bonne partie des voitures encore dans le tunnel. La lumière a agonisé quelques secondes avant de faiblir franchement, puis le moteur a fait ce bruit caractéristique des coupures de courant du métro.

Quatre gus étaient descendues sur les voies et vagabondaient dans le tunnel entre Bastille et Gare de Lyon. J’aime autant vous dire qu’à l’heure de pointe, pour tous les usagers flippés d’arriver en retard au turbin, ces mecs étaient au moins les Cavaliers de l’Apocalypse.

Unfluff

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Ça y’est, je suis un de ces Parisiens. Vous savez ceux que les bonnes gens de Province mirent comme des détraqués parce qu’ils se cognent plus de 20 minutes de transports pour gagner leur croûte (je précise que je gagne plus que ma croûte, sinon je ne ferais guère plus d’un quart d’heure à trottinette pour taffer).

Pour aller usiner chaque matin, je mets plus ou moins 50 minutes porte à porte. Ça peut vous sembler outrageusement long, mais c’est un bon pallier de décompression pour passer de Paris à Noisy. Ça m’évite de saigner du pif et des oreilles dès que je franchis la gare de Pantin.

En outre ça me permet aussi de faire quantité de trucs que je n’ai plus à faire à la maison du coup : lire mes blogs favoris, checker mes mails, consulter mon Twitter, twitter moi-même, écrire des conneries dans le bloc-note de mon iPhone… J’ai bien fait de l’acheter d’ailleurs, parce que sans lui, il ne vous aura pas échappé que rien de tout ça ne serait possible.

Railway to Hell

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Il paraîtrait que je me débrouille mieux en mode survie qu’en vie normale. Il n’empêche que je me surprends moi même de ma faculté d’adaptation. Par exemple je prenais aussi souvent le RER pour aller en banlieue que des méthamphétamines et aujourd’hui me voilà tous les matins à 8h29 au rendez-vous du rere E direction Chelles. Je ne calcule même pas trop en plus, ma vie n’est pas devenu un bouzin réglé comme du papier à musique où je dois partir à 8h05 tapantes pour chopper mon train. Jusqu’ici, je ne l’ai jamais raté.

J’ignore pourquoi je vous raconte ça parce qu’en fait on s’en tape les bambous (et avec un peu de chance ça nous va bien) vu que ce n’est pas du tout de ça que j’ai envie de causer. Enfin si, un peu quand même.

J’ai parfois l’impression que les Parisiens considèrent avec un certain mépris les hordes banlieusardes déversées quotidiennement par les RER dans les entrailles de Panam’. Pourtant, le RER comparé au métro c’est l’aristocratie du rail. La ligne E par exemple, à quelques petits biscuits près, c’est un salon de thé londonien du XVIIIe. Assis, chaque voyageur vaque à ses occupations dans une discrétion d’Eglise. Qui en écoutant de la musique, qui en lisant sa feuille de chou, qui encore en échangeant avec son voisin. Même les gosses semblent ne pas faire partie de ce plan diabolique auquel ont certainement souscrit tous les mouflets de France, et qui consiste à se comporter comme le pire des détraqué afin que les kids-free voient en la vasectomie une sorte de bénédiction libératoire.