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Se7en songs away Playlist

| Rubrique Playlist

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1 – Remember me – T.I ft Mary J. Blige

Comme s’il y avait un risque qu’on oublie T.I à cause de 60 jours de cabane ! Ce côté geignard du hip-hop US à la « Murder Reigns » genre « je suis seul, personne ne m’aime, je vais me coucher au pied d’un peuplier et attendre que la mort vienne me cueillir » a tendance à me taper sur le mambo, mais ne serait-ce que pour le refrain de Mary J., I buy it.

2 – Wé Wé Wé – Seth Gueko

En toute modestie je pense pouvoir dire que j’ai un vocabulaire assez fourni. Pourtant quand j’écoute Seth Gueko c’est comme si j’avais été élevé par une meute de loups tellement j’entrave que dalle à la moitié de ce qu’il dit. Soi-disant c’est de l’argot gitan mais moi je le soupçonne de glisser des mots imaginaires ci et là. Qu’importe ça n’enlève rien à la qualité du morceau.

"Sale Pute" d'Orelsan, beaucoup de bruit pour rien ou si peu…

| Rubrique Actu, Music

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Après les jean taille basse, les métrosexuels et l’image de la femme dans la publicité, les blogueuses se sont trouvées un nouveau cheval de bataille. L’équidé en question, c’est le rappeur caennais Orelsan auteur d’un mauvais titre joliement titré  »Sale Pute« , il est vrai particulièrement gratiné. Encore que, à côté d’un Necro ou d’un Eminem, on dirait plus une comptine braillée par un kid loco de 5 ans qui aurait siphonné les fonds de bouteilles de Porto à l’anniversaire de pépé.
 Bref. Orelsan, dont le premier album a été salué par la critique il y a peu, est partout avec cette affaire qui prend la forme d’un clip illustrant une chanson un peu violente que voici.

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En toute honnêteté, malgré le côté ludique du programme, j’ai du mal avec le concept de mettre sa meuf en cloque pour ensuite l’avorter avec un Opinel. Même si la copine en question se fait une joie de montrer son cul à la commune à la moindre occasion. Pour le reste, il n’y a vraiment pas de quoi attaquer un tripot clandestin albanais au lance-pierres.

En dépit du flot d’insultes et de menaces débité par notre fringant jeune homme et de la longue litanie des sévices promis à l’indélicate demoiselle, « Sale Pute » ne mérite même pas que l’on convoque tous les poncifs habituels sur l’image de la femme dans le rap. Au mieux, c’est un titre concept glauque d’un mauvais goût revendiqué comme Eminem en a écrit tant, au pire il s’agit seulement du délire alcoolisé d’un pauvre wigga complètement con qui a perdu une roue après avoir grillé sa nana en train de se faire tripoter par un grand black dans la rue.
Pas de quoi faire voter une loi.

Enfin, je m’avance peut être un peu vite là. Cette espèce d’indignation générale n’est pas sans évoquer l’affaire de la banderole dite anti-Ch’tis (« Pédophiles, chômeurs, consanguins : Bienvenue chez les Ch’tis« , un exemple inoubliable de l’humour des Ultras du PSG).
D’autant plus qu’il n’a pas fallu attendre longtemps pour que la récupération politique se mette en place, à droite comme à gauche (la connerie étant l’une des choses les mieux partagées au monde).

Marie-George Buffet a ainsi demandé à Daniel Colling, directeur du Printemps de Bourges, de faire en sorte qu’Oreille Sale ne chante pas « Sale Pute » lors de son passage au célèbre festival. Ce n’était de toute façon pas prévu apparemment.

Toujours dans le peloton de tête de la très disputée course à l’échalote, l’UMP a comme d’habitude surenchérit.

Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la solidarité, dont on se demande bien de quoi elle se mêle d’ailleurs, a demandé aux responsables de Youtube, Dailymotion and Co de « retirer immédiatement le clip incriminé« . En mode « cause toujours j’m'en tamponne le coquillard« , les responsables des sites de vidéo en ligne se sont contentés d’interdire l’accès au clip aux moins de 18 ans. On conseille vivement à Valérie Létard d’aller poser son cul dans un ministère chinois, beaucoup plus écoutés par Youtube and Co quand il s’agit de censurer.
Christine Albanel, qui n’a pas de concurrence pour le prix de la quiche en chef du gouvernement n’a pas tardé à emboîter le pas décidé de sa consoeur, « révoltée » qu’elle est par une « apologie sordide de la brutalité envers les femmes, d’une cruauté inouïe« . Révoltée, sordide, cruauté inouïe… Les fruits sont mûrs dans le champ lexical de l’indignation. On dirait presque un communiqué de la Fondation Brigitte Bardot.
Chris en fait trop mais comment lui en vouloir ? Tout est bon pour faire oublier qu’elle n’en fait pas assez pour ce qui compte vraiment.

Faisant acte de contrition, le gentil (mais pas très malin) Orelsan, fils d’une institutrice et d’un directeur de collège, bien loin de tous les clichés racailleux aux relents racistes qui collent à la peau du rap, a sitôt la polémique apparu, supprimé ledit clip de son MySpace. Sage décision, tant il est d’une qualité médiocre, surtout au niveau du beat, une espèce de merde comme on en fait plus que dans le rap français.

Mais ça ne suffit pas aux Ayatollah du bon goût qui gangrènent le web et plus généralement la société française. En effet, en sus des blogueuses, de nombreux internautes se mobilisent pour qu’Orelsan disparaisse de la programmation des Festivals dont il est à l’affiche. Mention spéciale à la proprio du blog du blog De rose et de gris, qui a lancé un inepte Appel à la responsabilisation des médias et un mouvement de blogueuses pour tenter de déprogrammer le jeune rappeur du Printemps de Bourges et alerter la Halde. Si elle y a juste vu la possibilité de faire son buzz et de se positionner en tant que chienne de garde du web français, alors on lui pardonne. Sinon, elle est très très con.

Si assez logiquement, le Printemps de Bourges a (pour l’instant) envoyé chier les compagnons de la chanson, les organisateurs du festival bruxellois les Nuits Botaniques ont cédé à la fatwa populaire tandis que ceux des Francofolies de La Rochelle sont sur le point de le faire.

Orelsan a beau s’excuser à tout va et expliquer à qui veut l’entendre que « Sale Pute » est une oeuvre de fiction qui dénonce la violence à la manière d’Orange Mécanique, rien n’y fait. Il faut dire qu’on est ici  à des siècles lumière de l’intelligence et de la distanciation qui rendaient le message du film de Kubrick relativement limpide.

Dans « Sale Pute« , le message est aussi lisible qu’une baston de Jason Bourne. Et pour cause ! De message il n’a jamais été question. Orelsan s’est juste payé un délire qu’il croyait sûrement original et couillu et l’a clippé dans l’espoir de faire le buzz (d’habitude, un clip est un véhicule promotionnel pour un single, hors non seulement « Sale Pute » n’en n’est pas un, mais en plus il ne figure même pas sur l’album du rappeur caennais).
Pour un innocent, Orelsan se justifie d’ailleurs beaucoup trop. Eminem, malgré les attaques, les scandales et les polémiques ne l’a jamais fait. Dans pareil cas, se défendre c’est déjà un début d’aveu.

Résultat, tout le monde veut sa peau. Mention spéciale à Gala qui sur son site internet s’est rendu coupable d’un article médiocre d’une bêtise abyssale dont le premier degré n’a d’égal que celui de l’exercice de pénitence auquel se livre Orelsan pour expier son pêché, et ce afin de ne pas être délogé du très porteur créneau du gentil rappeur blanc de province dans lequel il s’est confortablement installé pour raccoler les médias.

Un morceau à chier, une bienpensance nauséabonde, une polémique inutile et sans aucun espèce d’intérêt. Ca valait bien la peine d’arrêter de parler de la crise…

Le Comte de Bouderbala se fait le 113, Sniper et Sefyu

| Rubrique LOL MDR PTDR XPDR, Music

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Samy, dit Le Comte de Bouderbala, a été révélé à la France funky par le Jamel Comedy Club dont il a un temps fait partie. Volant désormais de ses propres ailes, il n’en est pas moins drôle comme le prouve cet excellent sketch sur les rappeurs français.

Cinq chansons pour commencer la semaine du bon pied

| Rubrique Music, Playlist

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La musique étant l’une de mes passions et la constitution de playlists une de mes marottes, chaque lundi, j’essaierai de vous proposer cinq sons pour commencer la semaine du bon pied.
N’étant pas Tania Bruna-Rosso, je ne saurais vous garantir de la nouveauté toute fraîche, juste les titres qui me font kiffer ou me trottent dans la tête.

Here we go for the first edition !

 

1 – The Times That Are A Changin – Bob Dylan 
Bob Dylan est un génie absolu, et quoiqu’on pense de « Watchmen« , le film de Zack Snyder aura au moins le mérite de le rappeler au monde entier grâce à son fantastique générique (visible ici) qui utilise ce classique de 1964.

2 – Right Round – Flo Rida ft Ke$ha 
Le chaînon manquant entre le rap et la dance doit ressembler à ça. Pour beaucoup, le dernier titre du rappeur de Carol City n’est qu’une sombre merde, mais la vérité c’est que c’est d’ores et déjà l’un des morceaux les plus efficaces de l’année. Si Flo Rida remplaçait Bob Sinclar, Laurent Wolf, Magic System and Co dans les boîtes hexagonales pour sûr on m’y verrait plus souvent !

3 – The Sound of Silence – Simon & Garfunkel 
Encore un morceau redécouvert grâce à « Watchmen« . Pour la petite histoire, Simon & Garfunkel s’étaient déjà séparés avant la sortie du son en septembre 1965, mais son succès au Billboard les incita à retravailler ensemble pour mieux se séparer à nouveau en 1970.

4 – Salade, Tomates, Oignons – Booba 
Le meilleur titre du dernier album du meilleur rappeur français. Par contre, lui coller un titre pareil fallait oser quand même ! Moi qui est toujours cru que Rim-K du 113 ou Rohff seraient les premiers à oser…

5 – Ten Million Slaves – Otis Taylor 
Michael Mann plus fort que Zack Snyder. Lui c’est dès le trailer de « Public Enemies » qu’il nous sort un petit bijou, en l’occurence ce « Ten Million Slaves » d’Otis Taylor.