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Des pelures sont meilleures que les fruits du McDo

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Lundi midi, c’était l’Apocalypse à Noisy-le-Keuss. Non pas que la ville ait été passée plus à tabac qu’à l’accoutumée, mais la plupart des débits de boustifaille étaient fermés. La Grande Muraille ? Fermeture hebdomadaire. Le Celtique ? Fermé pour travaux. Les autres ? Je ne mange pas dans des restos où tu dois défendre ta pitance contre des cafards.

Quand la loi ne peut plus rien pour vous et que vous n’avez pas de voiture, il vous reste un recours, un seul : l’Agence Tous Risques le Domac… Je sais je sais, c’est la deuxième fois en moins d’une semaine que je graille au McDo et que j’en parle ensuite, mais quand tu passes ta matinée à usiner des articles comme un mini-moi pakistanais dans un atelier Nike, t’as bien le droit de manquer un peu de sagesse et d’imagination à l’heure d’aller bâfrer non ?

De toute façon, t’as déjà essayé de grailler à Noisy avant d’ouvrir ta gueule ? Je t’invite si tu veux. Fais moi signe, et un samedi midi on ira y manger ensemble. Tu découvriras alors des lieux à faire passer Sarajevo pendant la guerre pour Dora l’exploratrice et comme nous, tu seras finalement bien content de débarouler chez McDo (à titre informatif, il est inutile de vouloir jouer les chauds juste pour aller visiter Florence, j’ai aucune idée d’où elle a bien pu passer la bougresse).

Là, on va faire une grosse ellipse narrative pour en arriver directement au dessert parce que finalement, des gens qui s’envoient des Big Mac et du Perrier, je présume, j’espère même, que vous vous en carrez l’oignon. Sinon c’est très triste pour vous.

Love the police

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Début mars j’entamerais mon cinquième mois de turbin du côté de Moisy-le-Sec. Pourtant, il m’a fallu attendre ce jeudi pour avoir droit à mon premier contrôle de police, lors d’une pause repas tamponnée Epic Fail Industry.

Pour la première fois depuis une bonne paye, on avait décidé d’aller se mettre bien à la fameuse pizzeria aux trois noms de Romainville, celle qui est tapissée d’affiches de films écrits ou interprétés par les frères Naceri, lesquels y ont leurs habitudes.
J’étais bien content, parce qu’outre la perspective de manger un peu moins de la merde, j’espérais vérifier s’ils avaient osé mettre au mur l’affiche du Baltringue, la bobine déjà mythique de Lagaf’, au scénario griffonné par Bibi Nacéri, Chris Nahon et un troisième larron qui pourrait bien être Pascal Duquenne ou un autre déficient mental quelconque.

Malheureusement, le resto était en travaux.

Quand il est l’heure de Pernaut, que t’es à 10 minutes du taff et qu’il ne te reste plus qu’une heure pour grailler, tu ne réfléchis pas. Ou plutôt si, tu réfléchis mais vite : DoMac.

Si j’avais une quelconque notion des distances, je serais tenté de dire que le porte-étendard de la mal-bouffe se situe entre 300 et 500m du bureau. Pas loin en tous cas. Genre 5 minutes de marche.

Une fois chez nos amis américains, on a tergiversé deux minutes avant de se décider à bâfrer sur place. Mais le parking étant aussi plein que la chatte de Sasha Grey un soir de gang-bang, on a fini par se rabattre sur le McDrive.

Lentement mais sûrement, le sort, ce coquin, tissait sa toile.

Hommage à Florence

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On n’y coupe jamais : tous les jours, notre organisme réclame ses deux pensions alimentaires. On n’est donc pas toujours très regardant à l’heure de bâfrer, surtout le midi. Alors que Noisy-le-Sec est aux restaurants ce que le Boulevard Voltaire est aux jeux-vidéos, je ne vous cache pas qu’il est assez courant que la WebCell aille descendre un Big Mac et quelques frites au McDo du coin.

Le McDo de Noisy, récemment refait à neuf, est un fast-food comme il y en a tant d’autres. Assemblé en périphérie de la ville, il se trouve au bord de la quatre voies menant à Romainville histoire de rentabiliser son McDrive au maximum.
C’est dans cet endroit, aussi chaleureux qu’un orphelinat roumain sous Ceaucescu, qu’usine Florence.

Loin de moi l’intention de nous réunir dans une espèce de grande famille du point commun, mais dans le feuilleton de nos vies, on a tous des figurants comme Florence. Le boulanger, la dame aux chats, l’instituteur du deuxième, le chauffeur du 46, etc.
S’il arrive que certains jouent les guest-stars le temps d’un épisode ou d’une réplique, la plupart ne font que passer. Il n’auront même pas droit à une fiche IMDB Pro.

Mais il en va de la vie comme de la Nouvelle Star, parfois la magie opère et certains figurants deviennent des personnages cultes dont on guette la moindre apparition avec un enthousiasme suspect pour ne pas dire malsain.

Let it snow

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Oh yeah, oh yeah : je devais publier cet article hier soir mais j’ai oublié. Alors montez dans la Delorean, oubliez que tout le monde parle de neige depuis 24h comme si on était en Ouganda et qu’on avait jamais rien vu de tel et faites comme si on était jeudi soir. Bisous.

En région parisienne, dès qu’il neige c’est la fin des haricots et de la notion même de déplacement. Un centimètre de poudreuse, et la capitale et sa banlieue sont en mode Perry Mason (rapport au fauteuil roulant).
C’est pour ça que je n’ai rien publié depuis samedi : je me préparais en conséquence.
Une préparation en deux temps.
D’abord, j’ai emmagasiné un maximum de chaleur. Un peu comme un mec qui se laisserait pousser une gigantesque afro pour camoufler une calvitie naissante. J’ai par exemple passé une partie de mon mardi soir mon laptop chaud sur le bidou, à mater sous la couette des vidéos youtube de Roy Keane et Charles Barkley. Le lendemain matin, au saut du lit, j’étais chaud comme un petit pain sorti du four.
Two thumbs up.

Ensuite, préparation vestimentaire.

The Damned United est un super film mais là on ne parle pas de ça

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Exception faite des panneaux RATP qui extirpent chaque gare de son anonymat banlieusard, tout est gris sur le trajet du RER E. Gris clair, gris foncé, gris brun, gris-bleu… Même le fond d’écran de mon iPhone est Sasha Grey…

Passés les bureaux classy de la BNP à Pantin et le Sacré-Cœur qui se dresse en arrière-plan des usines et entrepôts qui suivent la gare du Nord, il ne reste rien pour égayer mon parcours ferroviaire jusqu’à Noisy-le-Sec hormis le bruit du crachin qui par intermittence vient fouetter les vitres.

Même pas un visage vaguement familier pour prétendre, tel un William Foster francilien, que « chaque putain de matin, je monte dans le même putain de wagon du même putain de RER avec les mêmes putain de zombies ». Il y a bien cette jeune nana juive sapée comme si elle allait à la yeshiva (j’ai d’ailleurs bien cru que c’est là qu’elle allait jusqu’à ce qu’on se télescope à la machine à café), mais elle est insipide.
[Tant qu’on y est, profitons de l’occasion pour tirer quelque chose au clair : on a le droit de mentionner que quelqu’un est juif ou c’est gênant ? Le fait de le relever fait-il de moi un espèce d’Hans Landa Noisy/Paris-Centre ? Non parce que je n’ai pas envie qu’on croit que je suis un antisémite, un nostalgique de l’étoile jaune ou un fan de Dieudo…
Si vous pensez que j’ai bravé la doxa, autant le dire de suite et je sors mes deux jokers : la copine juive du Christ et mon super pote Raphaël qui est presque Rabbi.]

Dans mes esgourdes le dernier Rihanna. Une version R’n’B/femme forte de Règlements de Comptes à OK Corral, mâtinée d’un fond de rock FM 80’s. J’aime totalement. Surtout Cold Case Love et le fait qu’elle ait invitée Slash et sa gratte sur Rockstar 101 .

Pour meubler un peu entre Pantin et Noisy, je peux vous la jouer flashback façon Lost et vous décrire succinctement la brève et lamentable tentative de drague à laquelle Chef et moi avons assisté dans le rere de vendredi dernier alors qu’on rentrait de la mine.