rss
twitter
  •  

Le roi du bla bla

| Rubrique Me, myself & aïe !

9

« Le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver » chantait Papy Salvador à l’époque où il ressemblait à un Blackinois et où il n’était pas encore en quête de respectabilité et de Légion d’Honneur.
Sans doute aurait-il gazouillé sa liste de course habité de la même foi joviale, mais ça change peau de zob au fait qu’il était à la page sur le sujet.

Mettons les barres sur les T d’entrée de jeu : je ne dégobille point dans la soupe. Je ne descends pas à la mine et personne paye mes factures. Sans ce turbin, j’en serais sans doute à sucer des cailloux en guise de goûter et à vomir l’indécence de l’étalage de richesses de Booba, quand il se gargarise de ne manger que de la barbaque dans ce démonte-pneu sonore qu’est Jour de Paye.
Je gagne correctement ma vie grâce à ma plume, et tout le monde ne peut pas en dire autant.
Ceci étant, je ne pense pas être fait pour écrire ad nauseam sur des sujets aussi passionnants qu’un résumé du Dakar par un Gérard Holtz nord-coréen sous tranxène. Et à la base, c’est quand même un peu pour usiner de la feuille blanche avec entrain et fierté que je me suis lancé dans ce bordel.
La plupart du temps, j’arrive à faire avec parce que mon taff est loin d’être inintéressant et que j’y apprends des trucs entouré d’un certains nombre de personnes cools, mais parfois, cette implacable constat vient me latter la gueule et les burnes comme un arracheur de portable dans les couloirs du métro.

Est-on censés être ce que l’on fait ? J’en doute. Je viens d’une famille de paysans, de femmes de ménage, de maçons, de carreleurs, de plombiers, j’en passe et des plus durs. Et ils valaient tous mieux que la considération dévolue au métier qu’ils exerçaient. Alors quelque part, j’me dis que par respect pour eux, j’peux pas remettre ça et me satisfaire d’un boulot qui ne me plait qu’à moitié.

Making-of

| Rubrique Me, myself & aïe !

1

Écrire et publier, c’est une passion épuisante où tout ce qu’on peut faire c’est de flinguer les idées géniales qu’on a dans le melon.
Vous en connaissez beaucoup des gus qui relisent avec une vraie satisfaction ce qu’ils ont écrit hier, il y a une semaine, un mois ou une année ? Moi ça m’arrive de temps en temps. Ça, ça ou ça, à chaque fois que je les lis, ce qui n’arrive pas toutes les trois lunes non plus hein, je kiffe. Ceci ou cela, moins (et c’est un euphémisme), même si quand je me compare à d’autres blogs, je me console (vous savez ce qu’on dit sur la modestie, c’est la meilleure façon de se faire flatter deux fois).

Dans sa 600e note, Le Reilly écrit que « dans tous les exercices de longue haleine, la qualité est cyclique« , ajoutant « qu’avec une note par jour, s’il y en a une merdique, elle sera remplacée le lendemain« . Pour l’instant un avatar de perfectionnisme névrosé m’empêche de penser suffisamment pareil pour balancer une note par jour sur Mogadishow. Mais quotidiennement j’essaye d’écrire un truc qui mérite de s’envoler de mon cerveau et de vivre sa vie sans que j’ai envie de le rattraper toutes les cinq minutes pour ajuster sa cravate et le recoiffer. Surtout, je fais de mon mieux pour publier chaque jour quelque chose qui mérite d’être lu par des gus aussi estimables que la plupart d’entre vous.

Desperado

| Rubrique Me, myself & aïe !

0

Depuis que je suis sorti de St-Michel de Picpus bac L en poche et connexion internet sous l’allonge, j’écris. Pour moi, pour les autres, ici ou là-bas.
Plumitif mercenaire, j’ai collaboré à des sites de basket, à un gros portail hip-hop, à un fanzine ciné gratuit et plus encore.
En sus, j’ai turbiné quatre ans dans une école comme assistant maternelle (toute vanne sera déclarée nulle et non avenue, ça n’a rien à voir avec maïeuticien) et j’ai accroché un Master en histoire des USA à mon tableau de chasse.

Pour mon premier CDI (sic) dignement rémunéré (sic bis), j’ai prostitué ma plume sur un site d’actu people. L’expérience ayant tourné court et pas rond, me voilà en quête du Graal de ma génération : un bon taff qui me plaît vraiment.
Comme je l’avais pressenti quand j’avais le cul au chaud calé dans le fauteuil qui tourne du mec qui a une once de pouvoir, je regrette aujourd’hui de ne pas avoir répondu aux multiples lettres d’embauche reçues en tant que négrier du web. Désormais, le destin étant particulièrement malicieux, c’est moi qui martyrise gmail en attente d’une hypothétique réponse. Si c’était à refaire… Je referais sans doute la même chose !