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Be Cool

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Depuis qu’on a découvert Will Smith dans Le Prince de Bel-Air et les répliques casse-cou / rigolardes de John McClane, on aspire tous à être cools.

Le truc, c’est qu’il y a autant de définitions du cool qu’il existe de gens cools.
Tenez, Samuel L. Jackson, hormis quand il se fait sa tête de petit vieux prof’ de maths à la Die Hard ou à la 187 Code Meurtre, il est way over cool. Dans un tout autre registre, Julien Casablancas, Jack Black ou encore Juliette Lewis peuvent être considérés comme cools également.
George Clooney aussi pourrait être cool, mais comme il porte des costards et qu’il a les tempes grisonnantes, on dira plutôt qu’il est classe. Comme Frank Sinatra. Avoir la classe, c’est the next step. C’est la coolitude pour les adultes et les pépés, avec quelques années en plus. Une coolitude apaisée en somme.
Des mecs comme Downey Jr ou Hugh Grant sont entre les deux.
Snoop Dogg n’est ni l’un ni l’autre. Dre non plus, comme quoi coolitude et talent ne sont pas liés, même si on a rarement vu des gars sans aucun talent être cools.

Est-ce que je suis cool moi ? J’en sais rien. J’ai des t-shirts fun avec l’Agence Tous Risques ou un Yoda rockeur dessus, l’appli’ Suicide Girls sur mon iPhone et des traits de caractère qui pourrait faire croire que; mais comme je le disais, il y a autant de critères de coolitude que de sosies de Dolly Parton dans les soirées country du Texas. En France par exemple, certains considèrent Gad Elmaleh ou Yannick Noah comme des parangons de coolitude. Je vous laisse seuls juges de ces conneries.

Moi je préfère me fier à Nick Hornby. Selon les critères qu’il jette en pâture dans A propos d’un gamin, ça semble quand même mal engager pour ma pipe.
Voyez par vous-même l’étendue du désastre :

Mon chat est un nazi

| Rubrique Me, myself & aïe !

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J’ai plus six ans mais je veux un chien. Soso a eu son minou, alors moi je veux mon chien. Pendant un moment un Jack Russel que j’aurais blazé Doug a tenu la laisse, mais finalement l’heureux élu sera un bouledogue anglais. J’insiste sur un point au cas où l’un d’entre vous aurait la déférence de me faire un cadeau, je ne veux pas d’un bouledogue comme celui de Georgetown. Faut qu’il ait toutes ses chicots DANS sa bouche sinon il me fera trop penser à la marionnette de Le Pen au Bébête Show. En parlant de Le Pen, je ne veux pas d’un chien sans-papiers. J’aimerai pas me rendre compte au bout de six mois que mon bouledogue anglais est en fait un boxer croisé sharpei.

Comme je suis pas un irresponsable, je vais attendre d’avoir plus de gen-ar et de connaître ma future destination et en profiter pour prendre le temps de théoriser convenablement son éducation (ça va donner du grain à ‘mordre’ à Fab ça).

Le problème que j’ai présentement c’est que je dois commencer à habituer Minette à cohabiter avec une autre bête à poils dans son espace vital lequel en plus de l’appart’ inclus un allée qui passe devant chez nous ainsi que le jardin et diverses parties communes.
Pour ce qui est de l’espace vital, Minette a des tendances pangermanistes.

Diablo corps

| Rubrique Cinéma

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Quand on est célib’ mais pas bi, il existe trois genres de meufs potentiellement « horizontables ».

- les armes de destruction massive pour qui on se brosse les ratiches jusqu’à saigner des gencives. Exemple : Megan Fox ou Natalie Portman
- les godiches cheaps comme un sweat Waikiki. Exemple : Flapie Flament ou Isabelle Boulet.
- les nanas beaucoup trop kewls pour être autre chose que des potes. Exemple : Tania Bruna-Rosso

Diablo Cody est incontestablement dans la troisième catégorie. Elle en est même la dame patronesse.
Un physique de Suicide Girl, un blaze de catcheur sataniste et une plume de cool ass bitch, font d’elle la nouvelle égérie de la coolitude pop tarantinesque made in Hollywood. QT et elle formeraient d’ailleurs un beau couple.

De son taff de strippeuse, Diablo Cody a plus ou moins fait un blog The Pussy Ranch, désert comme Miami un jour de canicule depuis son accession au stardom, et un bouquin autobiographique « Candy Girl« , qui me fait regretter d’être trop lazy pour lire en anglais. Mason Novick, fan de la première heure et producteur, lui suggère de gratter pour le cinoche après avoir édité son livre.
Bam ! Diablo pond « Juno« .
Premier scénar’, premier oscar. 100% de réussite. Well done sista’. Face au triomphe de ce putain de chouette film, qui a aussi révélé la mignonette Ellen Page, de tristes sires ergotent sur le message anti-avortement/pro-life de la bobine. Si ça avait été à dessein, ça m’aurait franchement souffler dans les baudruches. Mais ouf ! Diablo a une réponse toute faite :« En ce qui me concerne, je suis pour, évidemment, mais si Juno se faisait avorter, le film n’existerait plus ! ». Élémentaire.

Après ça, Steven Spielberg, qui n’est pas la moitié d’un malin quand il s’agit de débusquer du talent, lui passe un coup de fil pour lui proposer de mettre en mots sa dernière trouvaille télévisuelle. Quelques mois plus tard, « The United States of Tara » accoste sur Showtime entre deux rangées de trompettes triomphales : celles du public, mais aussi celles des critiques.

La plume de Diablo Cody, nourrie au cynisme et à l’humour décapant, commet ensuite « Jennifer’s Body« , une comédie horrifique. Megan Fox aura tout le loisir d’y faire cohabiter son talent et sa plastique puisqu’elle se glissera dans les atours sexy d’une pom-pom girl devenue soudainement amatrice de chair fraîche (pour de vrai, pas comme Michael Jackson ou Silvio Berlusconi).

On se félicite déjà du fait que Brook Busey (son vrai nom dans le civil, assez cool lui aussi) refuse de se laisser encadrer dans un genre et qu’elle ne se décarcasse pas pour faire la passe de deux aux Oscars.

Actuellement, IMDB affirme qu’elle a trois projets en développement outre la saison deux de « The United States of Tara« . Le premier, « Girly Style« , serait selon sa génitrice la réponse avec chattes et  clithos à « Supergrave« . Niveau ambition, ça se pose là, la production Apatow étant la comédie la plus drôle de l’histoire du 7e art. On attend le pendant féminin de MacLovin/Christopher Mintz-Plasse avec l’impatience d’une petite pakistanaise la veille de ses fiançailles.
Le second, « The Untitled Diablo Cody Project » pourrait être inspiré par la vie de la demoiselle et narrer la destinée d’une effeuilleuse reconvertie en scénariste à succès. Trouver une actrice du charisme de Diablo ne sera pas une mince affaire, mais le projet est emballant. Feu vert donc.
Troisième et dernier canevas sur le feu, « Breathers : A Zombie lament« . Je sais que ça va vous paraître dingue, mais ça causera morts-vivants. Sauf que… Il s’agit d’une comédie romantique zombie adaptée d’une nouvelle de S.G Browne. Dans le cas présent, Diablo devrait se contenter de produire la chose, le scénario ayant été refourgué à un type avec un nom de fleur.

« Jennifer’s Body » sera déterminant pour catégoriser Diablo et savoir si elle n’est que le (bon) coup d’une nuit ou si au contraire elle en a sous le capot. Pour l’instant, c’est juste la scénariste la plus prometteuse et la plus rafraichissante de l’industrie. Et la plus kewl évidemment.