rss
twitter
  •  

Mouse killa

| Rubrique Me, myself & aïe !

2

Je suis Slobodan Milosevic. Je suis le torero qui s’apprête à mettre à mort le taureau. Je suis le braconnier qui embroche des bébés phoques sur la banquise. J’ai tué une souris.

Comme je suis créatif et que je l’ai trouvée dans la baignoire après 24 heures à jouer au chat [et à la souris ha ha ha], je l’ai prise en sandwich entre deux pièges collants pour éviter qu’elle ne se carapate pour la énième fois et je l’ai envoyée ad patrès. Aussi pour ne pas qu’elle attende trop longtemps le foudroiement de la crise cardiaque promise par la notice, dans un accès d’humanisme compatissant je l’ai assommée de trois petits coups de balais et zou !
Sac poubelle, benne à ordures, rideau.

Tout ça je l’ai raconté sur Vie à Deux mais il a fallu bazarder la note face à l’hallali des ecowarriors en herbe me souhaitant d’avoir « les os brisés en mille morceaux comme la souris pour voir ce que ça fait« , traitant ma meuf de « pétasse hystérique » et comparant cet animal insignifiant à un enfant. La bêtise la plus crasse est sans limites.
Y’a tellement de choses plus graves et ce sans aller jusqu’aux marmots qui crèvent du paludisme en Afrique ou jusqu’aux indiens d’Amazonie poussés vers l’abîme par la déforestation…

Laissez des coms !!!!! (xpdr)

| Rubrique Me, myself & aïe !

3

Des fois j’ai tellement rien à écrire que j’ai l’impression que mon caberlot est une grande maison vide, sans meubles, sans parquet flottant, sans photos au mur.

D’un autre côté c’est rassurant parce que ça me ferait chier de devenir un fonctionnaire de la barbouille qui pond sa note quotidienne comme une poule pond son œuf. Non pas que je pense qu’il faille souffrir pour créer ou quelque chose de ce genre, mais c’est toujours plus gratifiant d’accoucher d’un truc de qualité après s’être donné un semblant de mal.

Quand je mets le point final à une note ou un article, je ne suis presque jamais entièrement satisfait. Je n’encourage donc pas mes lecteurs à me lancer des commentaires tel un prestidigitateur qui achève un tour de magie et lance fièrement le signal des applaudissements. Et pourtant j’ai pas un ego de Lego.

Enfin bref, même si j’ai peur de chopper le sida du web, vous pourriez faire un effort de temps en temps bordel. A titre indicatif, j’ai rencontré Soso il y a trois ans jour pour jour moins un par le biais d’un commentaire sur mon ancien blog. Alors sait-on jamais, vous pourriez avoir de bonnes surprises.

Jay-Z victime du Sida du web

| Rubrique Music

1

Je me répète, persiste et signe plutôt mille fois qu’une : les commentaires, c’est le sida du web. On en a une nouvelle preuve avec ceux qui accompagnent cet article sur Jay-Z qui revient sur les études d’un universitaire yankee utilisant le clash entre Jay-Z et The Gayme pour faire son intéressant et proposer une analogie avec la position des Etats-Unis dans le monde, le premier personnifiant l’Oncle Sam, le second l’Iran ou la Corée du Nord (je penses qu’ils apprécieront d’être « interprétés » par un mec qui s’est fait encré un papillon sur la gueule).

L’article en question est aussi loin de briller par son intelligence qu’une interview de Flapie Froment, mais les commentaires, près d’une centaine, c’est une autre paire de manches. De la merde en barquette. AOC.

Commentaires, le Sida du web

| Rubrique Internet / Web 2.0

0

Contrairement à ce que prêche avec morgue le porte-flingue sarkozyste Frédéric Lefèbvre dans ses élucubrations sécurito-réactionnaire, les mafias, les pédophiles, les terroristes, les Chinois et autres Méphistophélès 2.0 ne sont pas les principaux dangers qui guettent le web et menacent d’engloutir l’humanité dans les abymes du stupre et de la délinquance.

Le Sida du web, ce sont les internautes eux-mêmes. Pas parce qu’ils téléchargent, ou qu’ils draguent des ptits fions de 15 sur des tchats pour ados dans l’espoir de bignoler de la miche de serin; ce n’est pas non plus parce que la plupart des jouvenceaux y apprennent les joies de l’entrecuisse ou parce que racisme, antisémitisme et modélisme sont à portée de clics, tels des fusils à pompe chargés dans une foire aux armes du Texas.

Non si les internautes sont une menace pour le web 2.0, c’est à cause de la liberté d’expression pleine, entière et anonyme dont ils jouissent.

Tout étant matière à « lachez vos coms » pour faire grimper les courbes Nielsen, nous voilà face à un grouillement de connards qui donnent leurs avis sur tout et rien (comme si on en avait quelque chose à foutre) et philosophent tel Francis Lalanne sur des sujets qu’ils maitrisent autant que la dépigmentation des geckos à bord de la station MIR ou le calibrage des bananes de Guadeloupe pour le marché panaméen. J’ai turbiné assez longtemps sur un site web grand ouvert aux commentaires anonymes, pour savoir que lorsqu’on leur offre toute latitude pour donner leur avis, les gens en profitent essentiellement pour dire de la merde et mettre en exergue leur beauferie et leur inculture.

Pourquoi ? Parce que le moindre espace d’expression disponible devient une sortie de secours du quotidien médiocre, une caisse de résonance pour les sans-voix (qui ne le sont pas toujours pour de mauvaises raisons hein). Evidemment, ça a ses avantages. A condition d’éviter les sites les plus populos, sur lesquels les échanges constructifs sont aussi rares que les balconnets 95D dans la garde-robe de Keira Knigtley ou les grattes ciel construits en Duplo à Manhattan. Les gens ne « s’écoutent » pas. Ils se regardent parler et ne prennent en compte les opinions de leurs interlocuteurs que pour nourrir le feu de leurs idées.

Le commentaire est devenu le véhicule de toutes les frustrations, des déceptions, des idées pas jojo que la société et sa consensualité imposent de taire. Ca m’a bondit aux yeux à l’occasion de la dernière présidentielle au cours de laquelle j’ai constaté avec effarement que les internautes, y compris les jeunes de la génération skyblog, affichaient sans honte (et en langage SMS) intolérance, islamophobie, sécuritarisme, conservatisme  et autres joyeusetés apparemment bien parties pour polluer le débat politique encore longtemps.
De la même façon, je n’ai jamais vu des gens de droite aussi agressifs, méprisants, réactionnaires et pavaneurs que sur le web. Force est de le constater, dans ce qu’on appelle « la vraie vie« , ils ont plus tendance à mettre leur claque-merde en sourdine. De peur qu’on les tape certainement. Pas folles les guêpes.
Ah les joies du commentaire anonyme…