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Things they should have lost in fire

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Entre réalité et fiction, la frontière est parfois plus mince que Keira Knightley…

« Pédophiles, chômeurs, consanguins… Bienvenue chez les Ch’tis« . Quand les Boulogne Boys ont une nouvelle fois démontré toute la finesse de leur humour avec cette banderole raffinée comme les vieilles affiches pour le 3615 Ulla qu’on trouve sur les piliers des ponts autoroutiers, tout ce que la France compte comme médias (sauf So Foot) et la classe politique.

Dès le lendemain, les équipes de Pernaut le Picard étaient sur le pont à Douchy-les-Mines pour mettre en boite des mamies  sous le choc en train de faire leur vidange lacrymale au marché et des vieux moustachus rougeauds qui, accoudés au zinc d’un PMU défraichi, appelaient de leurs vœux la surmédiatique justice-émotion du gouvernement Sarkozy.

Il n’y avait pas de quoi en faire tout un maroilles pourtant et surtout il n’y avait pas lieu d’y consacrer plus qu’un entrefilet dans l’Equipe. Il fallait prendre ça pour ce que c’était, une témoignage de l’humour folklorique des Ultras du PSG.

Et puis à moins d’être complètement con faut y aller pour accorder du crédit à cette banderole, même quand on a déjà été à une braderie dans le Nord-Pas-de-Calais.
Les troufions de la mauvaise foi je vous arrête tout de suite : les braderies ce n’est pas pareil partout.

Le mégalo prend l'eau

| Rubrique Music

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Qui du dealer ou du tox’ est apparu le premier ? Moi j’en sais rien et c’est pour ça que je serais incapable de vous dire ce qui a fait que le concert de Kanye West au Main Square a pris l’eau tel le Titanic dans les eaux froides de l’Atlantique.

Est-ce la faute du public Ch’ti, aussi chaud qu’un magasin Picard et dans sa majorité, rond comme une barrique ?
Ou alors c’est peut-être la faute de Monsieur West, dynamique comme un pantin sans son marionnettiste au milieu d’un set poseur et glacial.

Confirmant sa réputation de melon en chef de l’entertainment yankee, Kanye ne s’est adressé au public qu’en de rares exceptions. En même temps, ça a jamais été Busta Rhymes. Et puis est-ce que vous auriez eu envie de tailler le bout de gras avec un public d’arrachés, imbibé de bibine et baignant dans les volutes de ganja ? J’crois pas non.

Bizarrement ça m’a donné envie de réécouter sa dernière galette même si les titres qu’il en a interprété étaient cold as ice. Je retournerai le voir quand il reviendra au style de ses débuts, plus chaud, plus soulfull et plus kiffant.

Avec tout ça, j’ai regretté d’être arrivé trop tard pour le set de Lily Allen.