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Inglourious Basterds maybe, but Glorious Movie

| Rubrique Cinéma

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On a lu tellement de trucs sur Inglourious Basterds depuis sa présentation à Cannes et ça m’a tellement déçu d’en savoir autant sur le film que je vais éviter d’en faire une revue détaillée détaillée pour l’instant.

A propos d’Inglourious Basterds il y a deux écoles : celle qui pense que c’est un chef d’oeuvre, l’un des meilleurs Tarantino depuis une paye, et celle qui pense que c’est une longue merde prétentieuse et sans intérêt, une sorte de chant du cygne tarantinien qui fait mal aux oreilles. Notez que cette seconde catégorie semble être majoritairement composée d’individus qui n’attendaient que ça pour descendre en flamme l’ancien gosse prodigue d’Hollywood ainsi que d’hurluberlus qui ne l’ont jamais apprécié. Vous feriez mieux de me croire moi en fait.

Quand je vois…

| Rubrique Random

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Quand je vois tout le barouf autour de « Home« , j’ai juste envie de laisser crever la planète par pur esprit de contradiction rebelle. En plus c’est produit par Luc Besson qui vu son tour de taille, doit manger plus souvent au DoMac sur une année que tous les Africains réunis, ce qui vous en conviendrez n’aide pas à sauver la terre (rapport à l’agriculture intensive et tous ces trucs chiants dont parle toujours YAB dans ses films).

Quand je vois Yves Calvi poser une question avec son air supérieur, j’ai envie de lui taper dessus avec Nadine Morano (non Nadine, ne porte pas plainte contre moi ! Je ne suis qu’un con tu sais).

Quand je vois Blanche du Jamel Comedy Club, une question vient cogner à la porte de mon caberlot : est-ce que « homme qui rit à moitié dans ton lit » ça marche aussi ?

Quand je vois Brad Pitt dans « Troie« , et ça m’arrache les empreintes digitales de l’écrire, je me rends compte que nul n’est à l’abri d’un faux pas parce que putain qu’est-ce qu’il est niqué dans ce film ! Et puis c’est quoi cette peucs ? Il a cru que sa gonz’ c’était Falbala ou quoi ?

Inglourious or what ?

| Rubrique Cinéma

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Dans sa grande majorité, la presse anglo-saxonne semble plutôt partagée : s’agit-il de la meilleure bobine tarantinesque depuis « Pulp Fiction » ou plutôt depuis « Jackie Brown » ?
Je trouve « Kill Bill » formidable, je me satisferai donc de l’un comme de l’autre.

Déjà Vu

| Rubrique Cinéma

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On gagne toujours à revoir ses films préférés. Each time, on découvre un petit détail qui nous conforte dans l’idée fort agréable qu’on a bigrement bon goût.

Tenez ce week-end j’ai revu « Serial Noceurs » et « Fight Club« . Le premier m’a baptisé à la comédie US post- »Zoolander » tandis que le second est l’un de mes all time favs. A tel point que je considère sérieusement de me faire encrer une réplique du film ou pourquoi pas « Tyler Durden » sur la peau.

Là n’est pas la sujet. En regardant « Serial Noceurs« , j’ai découvert un caméo extraordinairement surprenant et inattendu : John McCain ! John « Fuckin’ » McCain ! Vieux Vietnam vet’ qui ne peut pas lever les bras au dessus de la taille et qui s’est pris une soupe par Baracko à la présidentielle US. J’suis d’autant plus fort que je ne le savais pas et qu’on le voit de profil, de 3/4 grand max, dans une scène où les frères bambochards Owen Wilson et Vince Vaughn observent de loin Christopher Walken en pleine conversation avec deux types dont, vous l’aurez devinez, Maverick John !
Monsieur se paye un caméo dans une des meilleures comédies stetson des années 2000 et après il raille la célébrité d’Obama dans des pubs très nulles où il le compare à Paris Hilton et Britney Spears. Paille/Oeil/Poutre. Dieu t’as lâché John, c’est pour ça que t’as loosé.
[By the web, j'ai appris en fouinant un peu que le sénateur de l'Arizona avait aussi fait une apparition dans un épisode  de la saison 5 de la très républicaine série de merde "24 heures chrono". John jouait un employé de bureau qui faisait partie d'un complot.]

Puis est venu « Fight Club« . Le film regorge de trouvailles visuelles et d’idées de mise en scène démentes (le laïus sur Ikea pour ne citer qu’un exemple). Chaque visionnage s’accompagne donc d’une révélation voire même d’une révolution.
Ainsi, j’ai découvert deux choses lors de ma 1984e vision. Primo c’est toujours l’une mes bobines préférées, segundo quatre images subliminales de Tyler Durden viennent se glisser dans différentes scènes avant qu’Edward Norton ne fasse sa « connaissance ».
Du coup, ça donne un goût encore plus savoureux à la scène de la bite insérée dans le film familial et surtout au twist final.
Ne comptez pas sur moi pour vous dire où et quand il faut regarder pour dénicher Tyler. Mais le premier qui me cite les quatre scènes, je lui envoie un paquet de mes bonbons préférés par la Poste (je sais créé du lien avec mes lecteurs moi).
« Fight Club » est génial, Fincher est génial et peut-être bien que Pahlaniuk est génial.
Ah j’oubliais, Brad Pitt est bel et bien un foutrement grand acteur. Et il est génial aussi.

Risky BIZNESS

| Rubrique Cinéma

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Le relatif manque de considération des critiques et d’une partie des cinéphiles pour Brad Pitt me laisse pantois.Pour lustrer les asticots de Johnny Depp, Philip Seymour Hoffman ou Sean Penn y’a du people au bananier, mais pour rendre à Cheetah sa banane, plus grand monde. Dire que Brad Pitt est l’un des meilleurs acteurs de sa génération est même limite inattendu.

Tamponné beau gosse dès son premier grand rôle dans « Thelma & Louise« , celui qui a distribué des tracts dans un costume de poulet quand il est arrivé à Hollywood n’a jamais cessé depuis de se décarcasser pour se défaire de cette image économiquement pratique mais professionnellement handicapante.

On dira ce qu’on veut, mais aucune star qui chatouille ne serait-ce qu’un peu son incroyable côté de popularité ne prend autant de risques que Brad Pitt. A la limite Johnny Depp et encore. Ses rôles, ses films et ses réals tendent tous  à démontrer que le futur Lt Aldo Raine navigue dans des eaux plus troubles et agitées que Will Smith, George Clooney, Tom Cruise et le reste de la fine équipe. On a jamais vu une superstar bankable avec une filmo aussi classy.

Son image, Brad s’en tamponne. Au contraire, il aime la martyriser en s’enlaidissant à la moindre occasion ou en se glissant dans les frusques de personnages décalés et pas très recommandables.
Retour rapide sur sa filmo, ou pourquoi Brad Pitt est le meilleur acteur du monde.

Kalifornia : sa première bifurcation borderline, Brad la prend à l’orée de sa carrière en campant un serial-killer sauvage à mille lieues des rôles bon chic dents blanches de « Thelma & Louise » et « Au milieu coule une rivière« . Échec public et artistique, mais au moins le ton est donné pour la suite.

True Romance : histoire d’appuyer sa volonté de ne pas se laisser claquemurer dans des rôles à la early Tom Cruise, le young gun interprète un tox’ adepte du couch-surfing. Un second rôle tellement marquant que 15 ans plus tard, il inspirera Judd Apatow pour le rôle de James Franco dans « Délire Express« . Classe.

Se7en : pour son premier gros succès au box-office en tant que tête d’affiche, Brad Pitt ne vend pas son cul et donne la note de ce que sera sa carrière. Un film ambitieux et culte dans lequel il tient la dragée haute à un sacré vieux routard, Morgan Freeman himself.

L’Armée des Douze Singes : le plus barré de ses rôles. Survolté, déjanté, halluciné, il tutoie les sommets. Ceci étant, le simple fait que Terry Gilliam ait fait appel à lui en dit long sur son talent et son image. Deux films cultes en une année. Yeah.

Sleepers : victime d’un tortionnaire sadique dans sa jeunesse agitée, Brad prépare sa vengeance sans clins d’oeil 33 tonnes vers l’Académie des Oscars. Une affaire d’enfance maltraitée sans quémander une récompense ? Pas un ponte d’Hollywood n’aurait accepté. Mais Brad a des couilles. Word Up.

Ennemis Rapprochés : très tôt dans sa carrière, Brad Pitt s’est frotté à un rôle de bad guy, Graal ciné de 80% des movies stars. Tom Cruise lui, aura attendu 23 ans et « Collateral« . Dommage que le film de Pakula soit un actionner daubesque.

Sept Ans au Tibet : a priori rien de particulièrement risqué dans cette histoire vraie sauf que… Brad est un alpiniste autrichien accessoirement officier nazi évadé d’un camp de prisonniers de l’armée britannique, ce qui ne sera pas sans causer quelques remous à la sortie du film.

Fight Club : un rôle de leader anarcho-terroriste dangereusement nihiliste au pays du capitalisme ? Y’a-t-il vraiment besoin de vous faire un dessin ? La violence des réactions négatives, compilées dans le livret qui accompagne le DVD collector du film, ne laisse pas la moindre place au doute : culte dès sa sortie. Tyler Durden est devenu l’un des personnage de fiction les plus emblématiques de ces 15 dernières années.

Snatch : preuve de son amour pour les rôles décalés et les films hors sentiers battus, Brad joue un pugiliste gitan dans le film d’un jeune réal foutrement talentueux, Guy Ritchie. Mal coiffé, pas rasé, couvert de tatouages particulièrement laids et sapé comme un beauf en voie de clochardisation, combien de fois faudra-t-il vous répéter que son image, Brad Pitt s’en scarifie les coudes ?!

L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford : quand Brad Pitt veut faire comme tout le monde et gratter son oscar, il ne se sent pas obligé de convoquer tout le pathos du monde à la mode de Will Smith dans « A la recherche du bonheur » ou le nullisime « 7 vies« . Il préfère une composition tout en nuances dans un western poétique, élégiaque, contemplatif et finalement aussi facile à vendre qu’un jambon beurre à un islamiste au régime.

Burn After Reading : interpréter un débile fini dans une pure comédie, quoi de mieux pour secouer son image  de papa poule sexy et rester fresh ? Prochain défi, tourner dans une production Apatow.

Inglourious Basterds : un film de QT ne saurait être considéré comme un gros risque, mais quand on zieute la bande-annonce, on se dit déjà qu’une palanquée d’acteurs de la A-List auraient dit non juste pour éviter les polémiques qui pointent déjà à l’horizon et demeurer de gentils gendres idéals dans l’imaginaire collectif. Brad Pitt s’en fout.