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Up up and Away

| Rubrique Internet / Web 2.0, Me, myself & aïe !

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Comme un symbole (ou comme si vous n’aviez rien compris), c’est le jour de l’accouchement de mogadishow.com que mogadishow.wordpress.com, son fœtus, a fumé son record de visiteurs en une journée. Eh oui, après plusieurs mois de gestation, je suis enfin devenu un .com. Me voilà donc désormais parmi le gotha du blogging. Depuis ma plus tendre enfance j’en ai rêvé et aujourd’hui m’y voilà.

J’avais pas trop envie de blogger aujourd’hui, tout occupé que j’étais à admirer mon nouveau blog dans ses moindres recoins. C’est comme lorsque vous emménagez dans un nouvel appart’. Le premier soir, une fois que vous avez accroché les posters et les cartes postales, que chaque babiole est à sa place et que tous les câbles sont branchés, vous n’avez pas tout de suite envie de vous plonger dans le quotidien, de regarder la télé et de faire comme si c’était normal d’être là. Alors vous posez votre séant dans le canap’ et vous laissez votre esprit prendre possession du lieu et inversement.
Vous allez peut-être me prendre pour un Bisounours ou un con, mais comme je ne suis pas un vieux blasé, je ne vais pas nier que je suis vraiment content et que ce mogadishow.com me fait vraiment plaisir. C’est Noël sur Internet aujourd’hui.

Alors une fois n’est pas coutume, pas d’impertinence, de cynisme ou de blague à la mord moi la nouille.

Guess you was kissin' my dick when you was kissin that bitch

| Rubrique Internet / Web 2.0

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J’avais décidé d’arrêter avec ces conneries à me faire passer pour un hater ou un blogger frustré  du gland (alors que non, je fais mon truc et y’en a qui aiment alors le reste je m’en cogne les massicots) mais c’est plus fort que moi, régulièrement un blog vient me rappeler tout ce que je déteste dans la sphère ultra-consanguine des bloggers influents.
Des trucs d’une pédanterie et d’une coolitude toc insupportables. Mais à bien y réfléchir, le pire ce sont quand même les commentateurs de ces blogs, ces mangeboules qui gavent l’égo des hipsters de la blogosphère. Voilà pourquoi j’apprécierai que les quelques gus qui s’empressent de me lire dès que j’envoie la sauce se manifestent de temps à autre histoire de connaître les bêtes à qui j’ai affaire. Si vous êtes Belges, merci de ne pas tenir compte de ce post.

Ah au fait, j’ai acheté un tee top-méga coolos de l’Agence Tous Risques today, mais comme j’ai pas encore d’appareil photo de la mort qui tue acheté dans un vide-grenier à Philadelphie, vous attendrez pour le voir. En vous remerciant.

Punto y aparte

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Découvrir que quelqu’un que vous appréciez ou dont vous estimez le taff ou le talent est en fait un connard, c’est toujours triste. C’est comme si une bio non autorisée de C-Jérôme sortait aujourd’hui et révélait qu’en fait, c’était un salaud méprisant et prétentieux qui traitait son jardinier comme de la merde et avait la main lest avec ses kids s’ils mettaient trop de gruyère sur les pâtes.

Moi je serais dég’ en tous cas parce que C-Jérôme c’était quand même le chaînon manquant entre l’homme et le Bisounours. Vous l’avez déjà vu chanter « Oui Jérôme c’est moi » avec son sourire flamboyant et son regard Charles Ingalls ? Ca donnait envie de l’avoir en peluche.

C’est pour prévenir ce genre de déception, qui malgré toute la bonne volonté du monde ne manquerait pas d’altérer ma perception de leurs créations, que je me suis longtemps refusé à entrer en contact avec les gens que j’aimais bien, en particulier les bloggers.

Fétichisme

| Rubrique Me, myself & aïe !

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J’aime assez conserver des traces physiques de la moindre de mes sorties, de chacun de mes voyages. Tickets de cinoche, places de concerts, photos et cartes postales de voyages, dépliants gratos dans les musées. Je n’en fais rien de spécial, je les garde. Même pas dans une boîte un peu jolie, dans ce que j’ai sous la main. Pas de recyclage artistique ou de scénographie particulière, juste un modeste travail de conservation pour mon petit musée des souvenirs. Je crois redouter leur immatérialité et les défaillances de ma mémoire, alors je fais en sorte d’avoir pour chacun d’eux un déclencheur matériellement palpable à portée de pognes.

D’ailleurs dans une certaine mesure, ce blog est la conséquence de ce fétichisme qui se traduit aussi par la rédaction de listes sur tout et rien.
Je me demande si ma passion de l’écriture n’est pas en partie entretenue par un besoin physique de consigner par écrit mes impressions sur chaque chose qui en vaut la peine, de peur que ce qui pourrait s’avérer être essentiel ne se dilue dans l’océan de ma mémoire. Je ne suis pas mégalo au point d’ignorer que tout ce que couche sur le papier (façon de parler hein) ne mérite pas de survivre à l’épreuve du temps, mais si dans quelques semaines ou, soyons fous, quelques années, vous relisez des fragments de mon bordel avec plaisir ou intérêt, alors ce blogging fétichiste n’aura pas été vain.