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Le roi du bla bla

| Rubrique Me, myself & aïe !

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« Le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver » chantait Papy Salvador à l’époque où il ressemblait à un Blackinois et où il n’était pas encore en quête de respectabilité et de Légion d’Honneur.
Sans doute aurait-il gazouillé sa liste de course habité de la même foi joviale, mais ça change peau de zob au fait qu’il était à la page sur le sujet.

Mettons les barres sur les T d’entrée de jeu : je ne dégobille point dans la soupe. Je ne descends pas à la mine et personne paye mes factures. Sans ce turbin, j’en serais sans doute à sucer des cailloux en guise de goûter et à vomir l’indécence de l’étalage de richesses de Booba, quand il se gargarise de ne manger que de la barbaque dans ce démonte-pneu sonore qu’est Jour de Paye.
Je gagne correctement ma vie grâce à ma plume, et tout le monde ne peut pas en dire autant.
Ceci étant, je ne pense pas être fait pour écrire ad nauseam sur des sujets aussi passionnants qu’un résumé du Dakar par un Gérard Holtz nord-coréen sous tranxène. Et à la base, c’est quand même un peu pour usiner de la feuille blanche avec entrain et fierté que je me suis lancé dans ce bordel.
La plupart du temps, j’arrive à faire avec parce que mon taff est loin d’être inintéressant et que j’y apprends des trucs entouré d’un certains nombre de personnes cools, mais parfois, cette implacable constat vient me latter la gueule et les burnes comme un arracheur de portable dans les couloirs du métro.

Est-on censés être ce que l’on fait ? J’en doute. Je viens d’une famille de paysans, de femmes de ménage, de maçons, de carreleurs, de plombiers, j’en passe et des plus durs. Et ils valaient tous mieux que la considération dévolue au métier qu’ils exerçaient. Alors quelque part, j’me dis que par respect pour eux, j’peux pas remettre ça et me satisfaire d’un boulot qui ne me plait qu’à moitié.

Up up and Away

| Rubrique Internet / Web 2.0, Me, myself & aïe !

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Comme un symbole (ou comme si vous n’aviez rien compris), c’est le jour de l’accouchement de mogadishow.com que mogadishow.wordpress.com, son fœtus, a fumé son record de visiteurs en une journée. Eh oui, après plusieurs mois de gestation, je suis enfin devenu un .com. Me voilà donc désormais parmi le gotha du blogging. Depuis ma plus tendre enfance j’en ai rêvé et aujourd’hui m’y voilà.

J’avais pas trop envie de blogger aujourd’hui, tout occupé que j’étais à admirer mon nouveau blog dans ses moindres recoins. C’est comme lorsque vous emménagez dans un nouvel appart’. Le premier soir, une fois que vous avez accroché les posters et les cartes postales, que chaque babiole est à sa place et que tous les câbles sont branchés, vous n’avez pas tout de suite envie de vous plonger dans le quotidien, de regarder la télé et de faire comme si c’était normal d’être là. Alors vous posez votre séant dans le canap’ et vous laissez votre esprit prendre possession du lieu et inversement.
Vous allez peut-être me prendre pour un Bisounours ou un con, mais comme je ne suis pas un vieux blasé, je ne vais pas nier que je suis vraiment content et que ce mogadishow.com me fait vraiment plaisir. C’est Noël sur Internet aujourd’hui.

Alors une fois n’est pas coutume, pas d’impertinence, de cynisme ou de blague à la mord moi la nouille.

Making-of

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Écrire et publier, c’est une passion épuisante où tout ce qu’on peut faire c’est de flinguer les idées géniales qu’on a dans le melon.
Vous en connaissez beaucoup des gus qui relisent avec une vraie satisfaction ce qu’ils ont écrit hier, il y a une semaine, un mois ou une année ? Moi ça m’arrive de temps en temps. Ça, ça ou ça, à chaque fois que je les lis, ce qui n’arrive pas toutes les trois lunes non plus hein, je kiffe. Ceci ou cela, moins (et c’est un euphémisme), même si quand je me compare à d’autres blogs, je me console (vous savez ce qu’on dit sur la modestie, c’est la meilleure façon de se faire flatter deux fois).

Dans sa 600e note, Le Reilly écrit que « dans tous les exercices de longue haleine, la qualité est cyclique« , ajoutant « qu’avec une note par jour, s’il y en a une merdique, elle sera remplacée le lendemain« . Pour l’instant un avatar de perfectionnisme névrosé m’empêche de penser suffisamment pareil pour balancer une note par jour sur Mogadishow. Mais quotidiennement j’essaye d’écrire un truc qui mérite de s’envoler de mon cerveau et de vivre sa vie sans que j’ai envie de le rattraper toutes les cinq minutes pour ajuster sa cravate et le recoiffer. Surtout, je fais de mon mieux pour publier chaque jour quelque chose qui mérite d’être lu par des gus aussi estimables que la plupart d’entre vous.

Blogging or not blogging ? Is that a question ?!

| Rubrique Internet / Web 2.0

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Depuis une demi-douzaine de mois peu ou prou, j’ai ce rêve récurrent : le gros lot du loto me décapite avec 150 millions de fafiots. HI HA !

C’est d’un optimisme onusien parce que j’ai jamais coché de la case de toute ma vie. Je sais même pas combien il faut en noircir. Mais de toute façon on s’en fout parce qu’en vrai, que j’y joue ou pas, j’ai autant de chances de gagner au loto que de voir Mahomet tirer le portrait à des touristes yankees devant le Centre Georges Pompidou.

Dans mon rêve, outre ce que j’imagine être des considérations de riches lambada genre « Où investir ma thune ? » ou « Pour mes séjours à NY dois-je continuer à dormir au Plaza ou ferais-je mieux d’acheter un flat au 50e étage d’un building en face de Central Park ?« , une question bête comme chou a mis mes neurones à contribution.
Continuerai-je à blogger si j’étais plein aux as ?

Mandatory boundaries

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Quand l’inspiration me chatouille comme aujourd’hui, je ne peux pas m’empêcher de penser que j’ai quand même été un peu boubourse en choisissant de bloguer à découvert.

Tu as beau t’imposer de n’avoir aucune limite, nécessité faisant loi tu finis toujours par te heurter à elles à un moment M.

Si mon blog n’avait pas été relié à mon facebook, mon CV et un tas de trucs qui me rendent plus  facilement identifiable qu’un employé de chez McDo avec son uniforme, j’aurai pu vous causer d’un sosie de Jean-Brice Sarkozy de Nice avec qui j’ai frayé pendant un an, approfondir un peu plus la lâcheté et l’hypocrisie dans le monde du travail, jacter de l’arrivisme de certains businessmen, dénoncer des offres d’emploi foireuses comme un coucou de Yemenia Airlines et confesser mon goût pour les pornos avec des prothèses orthopédiques ou des perruques bleues.

Mais là tout de suite, ça reviendrait à me coller une bastos dans le panard professionnellement parlant. J’aimerai jouir de ma retraite après avoir inventé les dés à 8 ans mais non. I’m looking for a job. J’ai beau être au régime, mes besoins vitaux me commandent de grailler. De la salade et du blanc de poulet certes, mais quand même.
Utilisant le blog comme support pour présenter ma plume à d’éventuels fournisseurs de pages blanches, je n’ai pas tout latitude pour aborder TOUS les sujets. En particulier quand ils se réfèrent à de précédentes expériences ou à ma recherche d’emploi. Du coup je les squeeze intégralement. Mieux vaut ça que de se censurer ou d’attraper la scarlatine même si c’est tout aussi regrettable.

Je me fous de ne pas plaire à tout le monde mais quand on cherche le turbin de ses rêves, il est préférable de plaire au plus grand nombre.
J’aurai pu créer un autre blog plus privé mais j’ai pas envie. Je suis pas Jean-Marc Morandini (sinon je me serai jeté dans le canal St-Martin toutes les merdes que j’ai faites autour du coup), j’veux pas devenir un tycoon de la blogosphère.

Rien à foutre mais un peu quand même donc…