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Qui veut voir la chatte de Nat' ?

| Rubrique Cinéma

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Oyez oyez cinéphiles lubriques et autres suppôts de la nouvelle trilogie Star Wars ! C’est bien de Nat’ Portman en petit Jésus que je vais causer et pas de la tondeuse à gazon nympho-bitch opportuniste de l’émission estivale de Benji Castaldi, celui dont on ne voit pas les yeux quand il sourit.

Aujourd’hui de plus en plus le succès d’un film se fait bien en amont de sa sortie, la faute au marketing.
Pour Very Bad Trip, le carton de l’année (plus gros succès de l’histoire pour un film interdit aux moins de 17 piges) les pubeux de la Warner ont joué la carte des projos-tests triomphales, annonçant même la mise en chantier d’une séquelle sur la seule foi de l’enthousiasme du public à l’issue de ces projections. Le bouche-à-oreille, y’a que ça de vrai.
Pour Cloverfield la Paramount a dansé un autre tango, misant à fond sur le marketing viral pour la campagne la plus réussie du genre depuis le catastrophique mais successful Projet Blair Witch.
Dernier exemple pour la route, District 9. Après avoir essayé de la jouer JJ Abrams avec des pubs virales, des faux sites et tutti quanti, le département marketing de Metropolitan a préféré déplacer ses billes sur les critiques élogieuses administrées par les journalistes lors du Comic-Con.

Bilan : carton, succès, succès. Mais sans chercher à tomber le Pullitzer du marketing ou un Nobel de la com’, il y a bien plus simple et économique comme plan pub pour vendre un film et susciter l’intérêt du public malgré les incessantes sollicitations dont il est l’objet.

L’une des méthodes les plus basiques consiste à faire vibrer la corde la plus sensible de la gent masculine et de la presse people : la corde du cul. Exemple tout con : j’ai vu la BA et quelques photos des Derniers Jours du Monde et paf, j’ai envie de voir le film !

Mais ça marche pas à tous les coups hein. Le cul est au marketing ce que la passe est au football : il ne faut pas en abuser au risque de ne jamais la mettre au fond. Et surtout, il ne faut pas duper le spectateur-payeur. Les producteurs de Basic Instinct 2, le retour du pic à glace en savent quelque chose, eux qui ont mis en circulation une bande-annonce bien plus sexe que le film qu’elle vendait. 6 millions de billets vert en fin de carrière plus tard, l’archétype de la suite qui n’aurait jamais dû voir le jour était bon pour le label « catastrophe industrielle ». Quant à Sharon Stone, pour se remettre de cet énième échec depuis Casino, il lui faudra au moins un Oscar. Pour se faire pardonner du public par contre, seul une sextape fera l’affaire.

Rayon arnaque à la nudité Natalie Portman se pose là.

Commandant Cousteau

| Rubrique Internet / Web 2.0, Me, myself & aïe !

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Hier j’ai passé la journée en immersion chez madmoizelle.com, le seul webzine féminin qui vaille la peine d’être lu même quand on n’a pas de trompes de Fallope. Fab’ m’a gentiment ouvert les portes de son harem virtuel (mais pas que) pour que je puisse boucler ma première critique ciné pour le site. Je suis pas un gitan, en temps normal j’ai le web @ home mais pas hier.

Cette catin d’Alice en a décidé autrement en nous cocufiant Soso et moi avec le renouvellement sournois (mais eux ils disent tacite) d’une option à 30 boules alors qu’elle était gratos depuis un an.

Dans la peau d'un touriste

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Glossaire de mon parisian week-end avec Soso :

Château de Versailles : ils devraient appeler ça les Fontaines de Versailles ou le domaine de Marie-Antoinette. Ironiquement, le Château est l’étape la plus courte de la visite. La Galerie des Glaces est un peu surestimée. Si l’on en croit les portraits, Louis XIV ressemblait autant à Emmanuel Moire qu’à un biniou.
Excellente journée in fine.
Reflex en bandoulière : aussi essentiel pour un touriste que son mètre de cordage pour Rocco Siffredi. Aux gosses les appareils photos numériques, aux parents et à nous les reflexs.
Ce qui nous distingue du touriste lambada ? On ne se prend pas en photo devant la pyramide du Louvre. On essaye d’être artistiques nous, môssieur !
Le Louvre : Avec la Tour Eiffel et les Champs Elysées, c’est LE must-see pour tous les filous en goguette à Lutèce. Malin, le décorateur en chef de la capitale à tout flanqué dans le même km carré. Merci.
Ce qui nous distingue du touriste lambada ? On ne visite que la collection égyptienne. Pour La Joconde et la Vénus de Milo, il y a de beaux posters et de super cartes postales dans toutes les boutiques souvenirs de la capitale.
Marche musée : Quésaco ? La marche musée, c’est piétiner des heures durant derrière une famille de touriste américains débarqués de San Diego pour voir la Joconde ou suivre un troupeau de moutons pendant toute la visite du Grand Trianon.
Ce qui nous distingue du touriste lambada ? On râle contre ses putains de touristes qui prennent toute la place. Non mais ho !
Banc de piranhas : généralement chinois, il descendent d’un car en rangs serrés derrière une guide qui agite un foulard jaune sur une antenne de radio tenue à bout de bras. Dans chaque salle, ils se collent systématiquement devant le tableau le plus connu pour écouter religieusement leur prophète. Puis ils cavalent jusqu’à la pièce maîtresse de la salle suivante, avant de finir en mettant à l’épreuve les détecteurs de faux billets des boutiques de souvenirs avec leurs liasses de 200 boules. S’il les voyait, le Grand Timonier serait fier comme s’il avait été pape.
Pour un week-end à Paris, ça relève du domaine de l’acceptable. Quinze jours à écumer les musées new-yorkais, et vous chopez une jaunisse.
Pique-nique : vu qu’on n’était pas de passage chez Loulou La Brocante entre une descente chez Vuitton et une razzia Place Vendôme, on n’a pas les moyens de payer 6 euros pour un demi-litre de Coca et 9,5 euros pour un crudité poulet. Et qu’ils viennent pas nous dire que c’est d’époque ! Vive la glacière de portos et le casse-dalle.
Arnaque : un touriste qui ne se fait pas blouser, c’est comme un requin sans ratiche. Ca ne peut pas marcher. 8,00 euros pour les fontaines musicales de Versailles. Christophe Moulin et Julien Courbet sont sur le coup.
Mollet muscle (à prononcer façon cainri) : visitez Versailles puis arpentez Paname, et vous devenez doublure gambettes de Roberto Carlos. Tourisme, où le culturisme des jambes.