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We forward in this generation triumphantly

| Rubrique Actu, Sport

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Depuis que Michael Vick a été expédié entre quatre murs pour avoir organisé des combats de pitbull maison (litt. & fig.), la NFL est genre beaucoup moins funky fresh (d’autant plus que Tom Brady sort d’une saison blanche suite à une blessure). Terminado les feintes de ouf malade, les extraterrestrials touchdowns et tout ce qui fait que le foot américain est autrement plus cool que le rugby.

Le manège pourrait bientôt se remettre en marche puisqu’après 19 mois de cabane, le quaterback des Falcons (qui n’ont pas l’intention de lui rouvrir les portes de l’effectif quoi qu’il arrive) est rentré chez lui. Pour l’heure, il est assigné à résidence, bracelet électronique à la cheville, et n’a le droit de quitter son domicile que pour aller trimer sur un chantier pour 10 dollars de l’heure histoire de rembourser ses dettes (il s’est déclaré en faillite personnelle devant la justice).

Random insignificances

| Rubrique Cinéma, Culture, Random, Sport

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Contre le Barça, le terrorisme basque n’a pas fait long feu. Avant la finale de la Copa del Rey, Caparros avait menacé : « Ce sera une finale très disputée et il y a risque de blessure« . Malgré toute la bonne volonté de son équipe de massicoteurs pour faire honneur à la fougue provocatrice de leur coach, l’Athletic Bilbao a pris une soupe contre les hommes de Guardiola : 4-1. Sans Iniesta et Henry.
J’ai vu le match trois fois de suite. Une fois en direct sur sport.es, une fois sur W9 histoire d’avoir les images puis tout de suite après sur TVE pour avoir remise de la coupe et réactions d’après match.


Dimanche, le Barça pourrait fêter son second titre de la saison, la Liga. Comme disent les prêtres et les enfants de choeur, vivement le Jour du Seigneur.

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Alice je te conchie. Pas de TV Festival sur le bouquet de la salope blonde. Un Festival de Cannes sans TV Festival pour TOUT voir, c’est comme Chavez sans W. Pas très fun.

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Great things are happening next week ! Lundi sort la nouvelle galette d’Eminem « Relapse« , tandis que mercredi « Inglourious Basterds » sera présenté à Cannes. Semaine coolturelle quoi !


Il faut partir maintenant Monsieur Duncan

| Rubrique Sport

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Depuis 2003, les affreux Spurs de San Antonio avaient pris la déplaisante habitude de chaparder le titre NBA une année sur deux. Après 2003, 2005 et 2007, on s’était donc résignés à voir le champion le plus vilain de ses dix dernières années se faire passer  la bague au doigt par David Stern, grâce à on ne sait quel sortilège des îles Vierges. Nuls pendant trois matchs ils auraient fini par détrousser une honnête équipe au bout du suspense à quelques encablures des Finals. Les gentils Mavericks semblaient tout désignés pour se faire embabouiner. Heureusement face à Saytown, les Mavs l’ont jouée Fort Alamo : siège de la raquette, massacre 4-1 et une poignée de survivants héroïques, Tony Parker en tête.

Et Tim Duncan dans tout ça ? S’il a plutôt été bon lors du dernier match de la série, pendant la majeure partie de la saison, il ne fut d’aucune aide à ses coéquipiers, handicapé par ses genoux. Du coup, on se prend à rêver de retraite pour le plus laid des grands joueurs de l’histoire de la NBA. C’est encore un jeune homme certes (Dikembe Mutombo, bien plus âgé, faisait encore le ménage dans la raquette cette année alors qu’on se souvient tous l’avoir vu avec des maillots aujourd’hui classics dans les 90’s), mais les grands rêves font les grandes réalités.

Et puis ça fait quand même douze piges qu’il traîne sa carcasse, molle comme l’asticot d’un vieillard à un concert de Régine, sur les parquets du best show in the world.

Douze ans que son visage amorphe et son regard de veau trisomique en font la plus grosse anomalie de casting de l’histoire des blockbusters sportifs. Il a du talent, martyrise le cercle, rudoye les adversaires, collecte les rebonds, fait gagner son équipe… Mais il est aussi bandant à voir jouer que Shawn Bradley. Il a pourtant quatre bagouses aux doigts ce qui devrait nous amener à nous prosterner à ses pieds tel Jacques Séguéla devant Nicolas Sarkozy voir à lui tailler des pipes jusqu’à ce que paralysie de la mâchoire s’en suive. Pendant ce temps, Allen Iverson a converti une génération de gamins à la balle orange, et sans doute n’aura-t-il jamais l’insigne honneur d’avoir une hideuse bague de 335 grammes dans sa vitrine à trophées. If there’s any justice in the world… Merci Lemar.

Bien qu’il reste potentiellement capable de fulgurances statistiques appréciables, l’homme au charisme de plate-forme pétrolière est au crépuscule de sa carrière. Eh oui ! Le soleil se couche pour tout le monde les gars. Après trop d’années passées à incarner une efficacité absolue mais inesthétique, dépouillée et austère, Tim Duncan a claudiqué bon an mal an jusqu’à ce dernier baroud d’honneur qui l’aura vu tomber les armes à la main et 30 points et 8 rebonds dans la besace contre Nowitzki and co.

Duncan, pourrait laisser rouiller son genou pendant quelques années encore sur les parquets et se satisfaire d’un rôle de joueur d’appoint comme Payton dans la dernière ligne droite de sa carrière ou comme Shaq et Finley aujourd’hui. Un coup d’éclat de temps à autre viendrait rappeler la splendeur passée, et vogue vers la retraite!
Peut-être même qu’il aura l’insigne honneur de raccrocher  sur une ultime bagouse, une bague pour laquelle il aura mis son grain de sel en envoyant du bois en sortie de banc comme The Glove avec le Heat de Miami en 2006.
En revanche, ce dont on peut être à peu près sûr, c’est qu’il n’ira jamais joué les mercenaires ci et là façon The Answer. Pas besoin.
Et puis Tim il aime bien l’air chaud du Texas  où il lui reste encore les mystères de Popovich à la CIA à percer.
Perso ça m’est égal qu’il rempile à SA tant que ces tristes sires se font aussi discrets qu’ils l’étaient avant de le drafter en 1997. La loose, c’est encore l’air qui va le mieux à sa tête de poulpe mal décongelé.

Et puis avouez que ça serait con qu’il vienne refoutre sa merde alors que la ligue nous mijote un duel au sommet entre l’ancien nouveau Jordan et le futur ancien nouveau Jordan soit Kobe Bryant et Lebron James.

C'est la lutte (demi-) finale !

| Rubrique Football, Sport

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Pour la deuxième année consécutive, le Barça sera le seul résistant latin à l’envahisseur footballistique briton qui cannibalise la Champion’s League à grand renfort de livres sterling depuis quelques années.

Pour la deuxième année consécutive, les médias vont faire leurs gorges chaudes de cette domination quasi sans partage des sujets de la Perfide Albion sur le ballon rond continental, convoquant tous les clichés existant sur la Premier League.

Sauf que… On a tendance à dire que plus les choses changent, plus elles restent les mêmes. Ces demi-finales pourraient démontrer que le contraire est tout aussi vrai.

Si comme en 2008, on se retrouve avec trois clubs anglais et un espagnol pour cette partie fine au sommet, les rapports de force ont quelque peu changé.

Premièrement, exit Lily Pool, viré de la LdC à grands coups de pompes dans l’arrière train par un Chelsea plus offensif que jamais au terme d’un match aller totalement loupé à domicile et d’un retour dantesque et quasi-miraculeux à Stamford Bridge. Instead, welcome to Arsene Wenger’s Young Guns ! Les Baby Gunners ont coulé le Sous-Marin Jaune de Villareal, bien aidés dans leur mission par l’absence sur blessure de Marcos Senna, la désertion de Cazorla , métamorphosé en Homme Invisible, le coaching insipide de Pellegrini et le manque de grinta des Espingouins. Résultat, victoire 3-0 après le match nul 1-1 de l’aller en Espagne.

En demi, les Cannoniers devront user de toutes leurs munitions et bien plus pour plier Manchester United, solide mais anecdotique à Porto. Les coéquipiers de Cristiano Ronaldo, qui a tenté de faire la nique à Cazorla dans le rôle de l’Homme Invisible après un but assassin et définitif inscrit dès la sixième minute, n’ont pas eu à forcer leur talent face à des Portugais volontaires mais impuissants. Malgré son sérieux, ce n’est pas avec ce match que Manchester va dissiper les critiques de ceux qui pensent que le bel édifice qu’est la meilleure équipe du monde en titre, s’effrite de plus en plus à mesure que la saison s’approche de ses derniers épisodes.

Si on n’augure de rien côté suspense, rayon spectacle c’est bel et bien Chelski-Barcelone qu’il faudra mirer. A domicile, les Catalans et les Blues nous ont offert les deux plus beaux matchs de cette Champion’s League. En ce qui concerne la clique à Lampard, il se pourrait même que le 1/4 de finales retour contre les ouailles de Benitez soit l’un des meilleurs matchs de l’histoire de la coupe aux grandes oreilles. Orgie de buts de toute beauté, climax au suspense cyclopéen pendant lequel on a bien cru que Liverpool allait réussir le come-back du siècle, coaching gagnant, match passionnant. Avec de pareilles vitrines, la Premier League n’est pas prête de céder sa couronne de championnat le plus suivi du monde.

Le hic, c’est qu’après avoir matraqué les Reds 3 buts à 1 dans leur antre imprenable d’Anfield, le joujou d’Abramovitch n’aurait jamais dû se retrouver dans pareille position, surtout avec l’absence de Steven Gerrard en face.

Du coup, on ne sait pas bien à quoi s’attendre lors de la redoutable demi-finale contre le Barça. Les hommes de Guardiola ont fait le métier contre le Bayern, qui par à coups a semblé vouloir jouer sa chance à fond. Malheureusement et en dépit de leur courage, les coéquipiers de Franck Ribéry (buteur au retour des vestiaires),  auront été trop maladroits lors du tango qu’ils ont essayé de faire danser aux Blaugrana dans les 15 premières minutes puis trop limités par la suite. Sortis de leur léthargie initiale, les Catalans n’ont jamais semblé inquiets, se créant même de nombreuses occasions notamment en touchant du bois. Pour un peu, on se dit que s’ils avaient été moins je m’en foutiste, ils auraient pu nous offrir un remake du match aller (4-0). Ce remake, tout juste l’aura-t-on sur l’égalisation de Seydou Keita, venu conclure d’une frappe limpide du gauche une action d’école remarquablement chorégraphiée par Iniesta, Touré et Xavi.

Grands favoris de la compétition, les Espagnols toujours en course pour réaliser le triplé cette saison, sauront-ils aller au bout, au milieu de cette armada estampillée Premier League ? Perso, je me souviens de la finale de l’année dernière, et j’espère bien que oui ! Mais pour cela, il faudra commencer par vaincre les statistiques : ça fait deux ans qu’un club anglais n’a pas été éliminé par un club non-anglais dans les matchs à élimination directe de la Champion’s. Les Blaugrana savent ce qui les attend.

FC Barcelone, ou la victoire sans jouer la deuxième mi-temps

| Rubrique Football, Sport

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Quand danse et jeu de massacre se téléscopent, lorsque l’art et le sport ne font plus qu’un, ça donne Barça-Bayern, un nettoyage ethnique façon foot particulièrement chiadé, une mise à mort chorégraphiée dans laquelle déhanchements, passements de jambe et accélérations sont les munitions d’armes de destruction massives surnommées Messi, Iniesta, Xavi, Alves, Eto’o, Piqué ou encore Henry.

Les Blaugrana ont cogné Munich en 2580 secondes. La banque du sperme envisage sérieusement d’investir dans le football et Christian Jeanpierre qui n’en finissait plus de mouiller son falzar a encore eu un orgasme en direct hier soir. Quand le Barça fait l’amour, ce sont tous les fans de beau jeu qui prennent leur pied.

Je reste pourtant mesuré et ce pour plusieurs raisons.
En premier lieu, parce que quoi qu’en disent les médias et les stats, il y aura un match retour à l’Allianz Arena mardi prochain.
Ensuite, parce que depuis le début de cette saison, l’équipe de Guardiola nous la joue Usain Bolt. « J’explose les compteurs, assure victoire et record en début de match, puis je me la coule douce à la fin, sûr de mon talent« . Pour les spectateurs, c’est un peu comme si Bob Dylan jouait tous ses classiques dans la première moitié d’un concert et qu’après l’entracte il gratouillait gentiment sa guitare en fredonnant de vieilles chansons country de son enfance. Frustrant. Mais tant qu’ils repartent de Rome la médaille d’or autour du coup le mois prochain, qu’importe.

Le Bayern Munich n’est pas la première victime à se voir enfiler un chapelet de buts dans la fripe cette saison (remember l’OL, « qui n’est donc pas si loin du top du hip-hop puisqu’à l’inverse des Bavarois, les Lyonnais ont marqué deux fois » – ne manqueront pas de théoriser les fidèles des cafés du commerce télévisuels – ).
A chaque corrida des enfants de la Dream Team, la mise à mort a lieu en première temps. Au retour des vestiaires, le Barça sort la muleta et offre la faena, s’assurant ainsi la place de précurseur au Panthéon de la passe à dix. C’est sans doute ce rendement pantagruélique dans les 45 premières minutes qui permet aux Catalans de tenir admirablement la distance depuis septembre malgré un court passage à vide en février.

En sentenciant ses matchs avant le quart d’heure aux vestiaires, la bande au Messi(e) s’évite batailles homériques, et blessures pour arracher la victoire et donne dans l’écologie, en réalisant des économies d’énergie considérables.

Présent dans les tribunes du Camp Nou hier soir, Johan Cruyff, maître à penser et père spirituel de Pep Guardiola souriait franchement. Parce qu’il sait. Il sait que peu importe le dénouement de la saison, le talent cyclopéen du Barça lui assurera de toute façon une place en or au firmament des plus belles équipes à jamais avoir régalé la chique.

J’aurai aimé être un enfant aujourd’hui et découvrir le foot avec le Barça.

Picture by Prahbu B