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Give the drummer some

| Rubrique Critique, Me, myself & aïe !, Music

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1e partie

J’ignore si j’en ai déjà causé dans les parages, mais lorsque je n’étais encore qu’un garçonnet dodu, j’ai fréquenté le Conservatoire de musique du 11e. Je devais avoir 6 ou 7 ans et chaque mercredi matin pendant un an, j’ai essayé d’apprendre le solfège. J’y ai franchement passé des heures, comme un petit Pakistanais dans une fabrique de ballons de Jalalabad.

Faut dire que le Colonel Maman et Papa Moustache y tenaient tout particulièrement parce que mon Papi m’avait offert une guitare sèche quand j’avais trois piges et qu’en plus de lui faire plaiz’, ils caressaient sans doute l’espoir de me voir devenir un jour un Gipsy King ou le guitariste attitré d’un ménestrel de chez nous, genre Julio Iglesias ou Manolo Escobar.

Mais j’ai jamais réussi à rentrer dedans. Les portées, les notes, les clés de machin mon cul, c’était un charabia imbitable pour moi, c’était comme essayer d’avoir une conversation avec ma voisine sri-lankaise. Tu saisis des bribes de mots ci et là, mais au final, ça demande trop d’efforts pour un résultat immédiat trop peu intéressant. C’est comme si tu passais une journée à mendier dans le RER B pour ne récolter qu’un euro. Au bout d’un moment, faut savoir dire stop. Même quand on est qu’un enfant.

Jay-Z, Decoded

| Rubrique Critique, Culture, Le sens de la vie, Music

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Mes amis, parlons peu parlons bien: Shawn Carter est ce qui est arrivé de mieux à la musique depuis le baladeur auto-reverse. Retour sur sa discographie, de celui que j’aime le moins à mon favori.

Ps: cette note est le director’s cut de la réponse à une question Formspring de l’excellent Iambossnigger, dont je vous conseille vivement le blog si vous ne le connaissez pas encore.

11/ In my lifetime Vol.1 : Silence… Moteur et… Action!! IML est la première incursion de my nigga Jigga dans le monde  sucré du hip-pop. C’est pas mauvais à en chier du Moët & Chandon par pack de 12, mais c’est une caricature absolue de ce qui se faisait en 97, quand porter des chemises à rendre Philippe Risoli fou de jalousie était normal pour un rappeur. L’influence de Puff Daddy dégouline de partout et c’est plutôt normal, puisque son équipe et lui sont les grands architectes du sophomore album de Jay.
Si tout n’est pas à jeter, loin de là, qui peut citer spontanément ne serait-ce qu’un son de l’album 13a ns après sa sortie sans utiliser de prothèse culturelle genre Wikipédia? Personne. Alors Coupez ! On la refait !

10/ The Blueprint 2 : le trop est l’ennemi du bien ou comment à trop vouloir en faire on finit par chier de la merde. Probablement l’un des disques de Jay-Z que j’ai le moins écouté parce qu’au bout du compte, il est assez casse-couille. Tout est là pour que ça soit bien, mais ça ne l’est pas. C’est même chiant. Un peu comme En cloque mode d’emploi ou Benjamin Button. Par ailleurs, il est d’autant plus déceptif quand on sait que Jay-Z en a fait la suite de Blueprint. Honnêtement, ce double LP, passage obligé pour tous les rappeurs qui pèsent, est à Blueprint ce que Duck Hunt est aux fusillades. Si c’était un film, il n’aurait pas mérité plus qu’une sortie en DTV et un passage sur NT1 le samedi aprèm malgré les deux grosses bombes atomiques que sont The Bounce et Guns & Roses, crossover fichtrement bien troussé à une époque où le hip-hop mainstream enchaînait les collabos inter-genres bien merdiques.
Notez qu’une poignée de mois après la sortie, Jigga, qui a toujours un plan B et du Labello dans son sac, a balancé Blueprint 2.1, sans doute conscient que tout ce bordel aurait gagné à être condensé en un seul disque.

09/ American Gangster : livré en même temps que le film de Ridley Scott dont il était censé être la BO, American Gangster ne tient pas les promesses de son titre, puisque Jay-Z ne va pas au bout du concept. Un album assez emblématique d’un des défauts majeurs de Mr Carter : l’absence de liant dans la plupart de ses disques qui ne sont souvent qu’un enchaînement de morceaux qui claquent. A part ça, Puff Daddy et sa team sont à nouveau aux manettes et c’est donc assez attendu. Au milieu de tout ça,  on retiendra les pépites que sont: Roc Boys, une bombe soul band à réveiller les morts qui aurait eu sa place sur The Blueprint sans problèmes et qui a donné son nom au groupe qui accompagne désormais Jigga en live, Hello Brooklyn, un duo réussi avec Lil’Wayne (lequel est autant de Brooklyn que je suis de Djerba soi-dit en passant), Blue Magic (pour une fois que les Neptunes ne dealent pas un son pétasse complètement flingué à Jay-Z, ne boudons pas notre plaisir) et Fallin’ (excellent morceau trop méconnu malgré son refrain infernal tellement il est bon).

08/ Vol. 3… Life And Times Of S. Carter ici, Jay-Z se la joue Double-Face: d’un côté la pop, de l’autre la rue Des sons mortels (Big Pimpin, Snoopy Track, Do it again) y côtoient des escroqueries censées pigeonner le pékin de base qui avait kiffé le radio-friendly Volume 2 (Things that you do, Anything).
Lors de sa sortie, le Dirty South était au Panthéon du rap et Juvenile & co régnaient sur le game. Logiquement, l’album est donc fortement influencé par le genre et en partie produit par Timbaland. Comme je kiffe les beats bien lourds de la Nouvelle-Orléans et les conneries de Tim Mosley, j’ai une affection particulière pour cette galette.

Jay-Z à Bercy : live fucking report

| Rubrique Me, myself & aïe !, Music

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J’ignore où vous étiez hier soir, mais comme ça, à brûle-pourpoint, je peux affirmer que si vous n’étiez pas du côté de Bercy sur les coups de 21h30, bah vous n’étiez pas au bon endroit.
Parce que figurez-vous qu’hier soir, pour la 3e fois de sa carrière, Shawn Carter était in town et c’était putain de bien.

Il y a quelques années, pour le premier concert de Jayhova à Panam’, j’étais déjà dans la place. A l’époque, le grand pèlerinage des true b-boys devait avoir lieu à l’Olympia mais face à la demande, il avait été reporté et déplacé au Zénith. Un peu moins de 10 piges plus tard, Jay-Z joue toujours à guichets fermés, mais à Bercy. Quand on sait qu’exception faite d’Eminem, Snoop et 50 aucun rappeur yankee n’a jamais rempli le POPB, on mesure mieux l’ampleur du truc.

En même temps, ça n’a rien d’étonnant tant le public de Jay-Z s’est élargi. Pour vous donner une idée, rayon people il y avait par exemple Mathieu Bastareaud (lequel n’a pas dû beaucoup sécher la muscu, j’aime autant vous le dire tout de suite) et… Laurent Fontaine. Parfaitement. T’as dit ça, t’as tout dit. Pas besoin de parler des lardons de douze balais chaperonnés par leurs vieux, des quinquas en polo Lacoste, des Rihannatoumata et autres sosies cheap de chanteuses et de rappeurs connus, des kikoolol, des hip-hop heads, des trentenaires lambdas, des hipsters ou encore des backpackers. Hormis les Hell’s Angels et les punks à chiens (et encore, on n’est pas sûrs), Jigga touche tout le monde.

Et on ne peut même pas dire que ce soit volontaire ou qu’il cherche à ratisser large, même s’il a eu l’intelligence de s’ouvrir à d’autres genres musicaux, à travers notamment ses collabos avec Lenny Kravitz, Coldplay ou celle à venir avec Jack White.
Ca vaut ce que ça vaut et peut-être que ça ne veut pas dire grand chose après tout, mais Jay-Z est bigger than hip-hop. Aussi simple que ça. Il sent les tendances et participe à les installer mais ne suit pas bêtement le troupeau.

L’ennui dans un concert rassembleur comme celui-ci, c’est que niveau public, y’a forcément à boire et à manger. On aimerait tous croire que les gens qui se déplacent pour Jay-Z sont forcément des personnes estimables, mais ce n’est pas vrai. J’en sais quelque chose car ayant souvent la brillante idée d’aller seul aux concerts, je me paye régulièrement les conversations stupides de mon voisinage.

Bastard pop

| Rubrique Music

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La première fois que j’ai écouté Prom Queen de Lil’ Wayne, c’est comme si un acteur de porno gay avait essayé de me sodomiser les oreilles avec son démonte pneu. C’était de la merde.
Quelques mois plus tard, au hasard de mes pérégrinations dédaléennes sur le web, je suis tombé sur un mash-up de cette daube et de Two Weeks de Grizzly Bear. Une tuerie. Comme si ces deux morceaux, de prime abord aussi différents que Rachel Weisz et Darry Cowl, étaient faits pour se rencontrer depuis toujours. Avec 2 weeks ’til prom, le premier single de Rebirth décolle tandis que le Grizzly Bear récupère suffisamment d’énergie pour passer à l’étage supérieur. Merci The Soundmen donc, les deux gus derrière cette résurrection.

La première fois que j’ai tâté du mash-up, c’était avec le Grey Album de Danger Mouse, lequel mélangeait avec un certain à-propos le White Album des Beatles et le Black Album de Jay-Z. Malgré des qualités évidentes, qui ont d’ailleurs ouvert en grand les portes du succès à la moitié mince de Gnarls Barkley, j’ai pas trop souscrit. Peut-être parce que j’aime autant l’album de Jigga que les pizzas au saumon.

Mais depuis 2 weeks ’til prom, je suis en quête permanente de nouveaux mash-up qui défouraillent et j’en viens même à me demander s’ils ne sont pas l’avenir de l’étronphonie (la musique de merde).

Je m’explique.

Je mets des photos, soigne mes titres et fais des bisous – sauf là -

| Rubrique Music, Playlist, Random

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Deux citations, une info et une short playlist pour entamer cette semaine de Noël bon pied bon oeil.

« Aujourd’hui, ce qui vérifie l’information c’est qu’elle a été publiée une fois » – Julien Dray
« Repetition is the father of learning. (…) Intelligence ? All that comes from learning » – Lil’ Wayne

Au moment où je vous écris, ma sista’ de 13 piges est en train de se mater le season finale de Dexter en VOST, seule sur l’ordi. Sinon j’ai aussi découvert qu’elle écoutait Jay-Z en mon absence. Formatage et propagande, c’est la clé d’un ado réussi. Remember that !

Playlist

# Drop the WorldLil’ Wayne ft Eminem : je l’ai déjà placée dans mon précédent billet sur Weezy mais ça poutre autant qu’un ride sur Pandora. « Bitch, I’ma pick the world up and I’ma drop it on your f*ckin’ head !!! »

# Long Way DownTimbaland ft Daughtry : Timbo a définitivement lâché le rap, ma foi tant pis s’il fait du pop-rock de qualité comme ça.

# Two of the lucky ones - The Droge and Summers Blend : Chef va me labelliser Bisounours mais cette chanson est juste magnifique. Straight from Zombieland’s OST. C’est aussi à ça qu’on reconnaît un film culte : une bande son de goût.

# Timothy where you beenTimbaland ft Jet : c’est plus commercial qu’un menu Big Mac et plus pop que toutes les chansons de Kelly Clarkson réunies, but fuck it, j’aime. NB : je sais que c’est le 2e titre de cette playlist tiré de Shock Value II, mais ne vous avisez pas de télécharger cette merde, vous pourriez choper le tétanos.

# Lisztomania - Phoenix : pour une fois qu’on a une vraie raison de se vanter que des frenchies cartonnent au pays de Barack et des burgers, on continue de causer de Christian Audigier. L’exception culturelle française certainement…

# For whom the bell tolls – Metallica : quelques cris et des riffs de guitare ça n’a jamais fait de mal à personne tant qu’on ne se laisse pas pousser les cheveux.

Bon sinon soyons sérieux deux minutes, cette note est un biscuit si vous voulez deux plats consistants, faut lire ma revue d’Avatar publiée samedi et ma note sur Lil Wayne et Tha Carter Documentary. Ouais je suis complètement mégalo. Bisous.