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Le roi du bla bla

| Rubrique Me, myself & aïe !

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« Le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver » chantait Papy Salvador à l’époque où il ressemblait à un Blackinois et où il n’était pas encore en quête de respectabilité et de Légion d’Honneur.
Sans doute aurait-il gazouillé sa liste de course habité de la même foi joviale, mais ça change peau de zob au fait qu’il était à la page sur le sujet.

Mettons les barres sur les T d’entrée de jeu : je ne dégobille point dans la soupe. Je ne descends pas à la mine et personne paye mes factures. Sans ce turbin, j’en serais sans doute à sucer des cailloux en guise de goûter et à vomir l’indécence de l’étalage de richesses de Booba, quand il se gargarise de ne manger que de la barbaque dans ce démonte-pneu sonore qu’est Jour de Paye.
Je gagne correctement ma vie grâce à ma plume, et tout le monde ne peut pas en dire autant.
Ceci étant, je ne pense pas être fait pour écrire ad nauseam sur des sujets aussi passionnants qu’un résumé du Dakar par un Gérard Holtz nord-coréen sous tranxène. Et à la base, c’est quand même un peu pour usiner de la feuille blanche avec entrain et fierté que je me suis lancé dans ce bordel.
La plupart du temps, j’arrive à faire avec parce que mon taff est loin d’être inintéressant et que j’y apprends des trucs entouré d’un certains nombre de personnes cools, mais parfois, cette implacable constat vient me latter la gueule et les burnes comme un arracheur de portable dans les couloirs du métro.

Est-on censés être ce que l’on fait ? J’en doute. Je viens d’une famille de paysans, de femmes de ménage, de maçons, de carreleurs, de plombiers, j’en passe et des plus durs. Et ils valaient tous mieux que la considération dévolue au métier qu’ils exerçaient. Alors quelque part, j’me dis que par respect pour eux, j’peux pas remettre ça et me satisfaire d’un boulot qui ne me plait qu’à moitié.

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Deux-grands mères et une meuf en moins, de nouvelles amitiés, une coloc’ forcée avec Papa Moustache, mes premiers pas dans la Vodka, des relations tendues, d’autres distendues, des plans cul, des plans lose, des soirées, des apéros, des liens renforcés, du Red Bull, des jolies pépées, des thons, Kim Jong-Il, témoin du mariage à venir de BFF avec une meuf qu’il pratique depuis seulement trois mois, des rencontres chanmés, des coups de foudre et puis non, des coups de non et puis foudre, Watch the Throne, Kadhafi, des questions, des réponses, des concerts, des week-ends, du taff, une promo, Balotelli, un retour aux sources, Barcelone, l’Italie, un shopping pompes funèbres le week-end de Noël, des fous rires, des larmes, des nuits blanches, des private jokes, du nouveau, de l’ancien, de la Despé, des gens, des rencontres chanmés, des retrouvailles, Drake, des gens perdus de vue, des bonnes bouffes, du délire, du sérieux, la mort de l’Amour, quelques nanas nues, trop de meufs habillées, des playlists improbables, PAS ASSEZ DE BLOG…

Putain y’a de quoi faire… 2011 a été une année aussi remplie que l’assiette de Gabourey « Precious » Sidibe quand elle se fait à grailler. Si la paresse et le manque d’inspiration ne tordent pas l’encolure à la motivation, qui m’a tarté la face en guise de bonne résolution pour 2012, on devrait bien se fendre la pipe dans les mois qui viennent.

Pim, pam, poum

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Puisque c’est en partie ce qui m’a retenu d’écrire sur mon blog pendant presqu’un an, on va en remettre une couche en guise de solde de tout compte avec cette note qui dormait sur mon bureau depuis quelques temps.

Dans les premiers jours, premières semaines, premiers mois qui suivent une séparation, tu te retrouves à voir des signes qui vont dans ton sens partout, à en mendier, à espérer un coup de fil voire à supplier un retour.

T’as laissé ta dignité à la douane et t’as même pas flanqué ton amour-propre dans tes valises.
Tu passes déjà pour la plus grosse pipe de la place de Paris, mais t’en rajoutes une couche. Ta connerie, elle clignote autant que toutes les machines à sous de Vegas réunies. On la voit de l’espace, elle fait fait chier les Russkoff, elle consterne les Yankees, elle exaspère tes potes. Si y’avait pas un petit risque de décès, tout le monde se mettrait corda pour lâcher un tapis de bombes sur ton quartier.

Anyway, tu peux pas nier que t’es un douchebag, vu que tu as toi-même composté ta carte de membre. Bienvenu au club, le bar est au fond, les boissons sont offertes, les connards dont tu te moquais quelques jours auparavant sont partout dans la salle et la fierté et le bon-sens attendent qu’on vienne les chercher aux objets trouvés.

Aujourd’hui, avec quelques mois de recul dans les gencives, je vous dirais volontiers qu’on ne m’y reprendra plus, mais la vérité c’est que les trains passent souvent dans les mêmes gares. J’ai beau avoir dégobillé mes tripes, mon coeur et mon âme dans cette montagne russe, ce fut quand même beaucoup trop chouette pour ne pas retenter le coup dans un autre parc d’attraction.

Quand j’ai bouclé mon tour de piste, je lui ai souhaité le meilleur et patati et patata. Balivernes. Tu dis ça, mais t’en penses pas un mot. Tu serais plutôt tenté d’aller chez elle avec une ceinture d’explosifs et de refaire la déco façon Jackson Pollock. Murs, moquette, plafond.
Mais généralement tu le fais pas. C’est ce qui te distingue du psychopathe lambda et c’est pour ça que toi, t’es pas Guy Georges.

Pourtant, y’a des gens dans ton entourage qui ne t’encouragent pas à la retenue. Des gus dont t’avais à peine entendu parler six mois plus tôt viennent soudainement livrer leur expertise sur ton couple et sur ce qui clochait. Mieux! Ils ont même un plan d’action en béton pour toi et une putain de boule de cristal dans laquelle ton futur et le sien leurs sont apparus très distinctement. Cela dit, c’est pas forcément choquant quand on s’assoit deux secondes et qu’on songe qu’on vit quand même dans une société dans laquelle Arianne Massenet a demandé à Carole Bouquet son analyse sur l’affaire DSK. Les avis, c’est comme le cancer. On en a tous un, mais il n’est pas aussi développé chez tout le monde.

On the friend’s side, c’est pas toujours mieux. Le top du hip-hop de l’amitié se contente d’écouter tes jérémiades et de faire preuve d’une patience hors-normes lorsque tu soliloques comme un philosophe refait égaré dans un PMU du XIXe. Les autres retournent plus vite leurs vestes que Sarkozy au sujet de Kadhafi. En trois coups de cuillère à pot, ton ex, qui était parfaite et que tout le monde semblait apprécier, a soudainement muté en Saddam Hussein de ton couple, en Ben Laden des relations hommes-femmes, en Simple Jack du sentiment.
Pro-tip: cet état des lieux sans pitié eut été tellement plus utile AVANT.

Du coup, ce compas social que tu utilises pour tracer un nouveau cercle d’amis, t’es parfois obligé de l’employer avec des gus qui ont choisi ton camp.
Ouais parce que ça, c’est encore une autre affaire. 90% des gens qui disent que votre séparation ne va rien changer, qu’ils ne prendront pas parti, qu’ils t’aiment bien et tout et tout, sont des foutus mythos. Au moment où ils te refourguent leurs salades, faut bien avoir à l’esprit que c’est parce qu’ils sont obligés de te dire quelque chose. Ne rien dire c’est déjà choisir un camp. Ou alors pire encore, c’est ne pas avoir d’avis.
De toute façon, ces gens là, tu ne les reverras jamais pour la plupart. Pas plus que tu ne reverras ton ex en dépit de toutes les promesses faites comme autant de verres d’eau pour faire passer la pilule. T’avais beau les adorer, les voir tous les quatre matins, ça ne change rien. Passe à autre chose.

Si ça vient juste, tout ça ne sont que des conneries. Parce que le truc vois-tu, c’est que j’aime me faire des bobines dans la tour de contrôle.
Ainsi, quand elle a foutu le camp voir si les bites étaient plus vertes ailleurs, je me suis imaginé plus de trucs qu’un scénariste schizophrène en pleine descente de crystal meth.
Surtout, je l’ai imaginée faire un tas de trucs, du coup, j’ai fais un tas de trucs aussi pour donner le change. L’action pour fuir la réflexion. Classic shit. Fast and Furious dans ma vie. Sauf que comme le dit avec tant d’à propos ce Sénèque des temps modernes qu’est Vin Diesel, « on ne peut pas fuir éternellement« . En faisant un pas en avant chaque jour, on avance toujours plus qu’en se balançant dans le rocking chair de ses souvenirs. Et bordel de Dieu, j’crois bien que cette putain de note de blog est un sacré bon pas en avant!

Collateral damage: death of a giraffe

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Outre les nombreux souvenirs qui vagabondent sans cesse dans mon subconscient, je n’ai gardé que deux trucs de l’ex-femme de ma vie.
Un post-it sur lequel elle avait noté l’adresse du tribunal d’instance du 11e, à l’époque où on avait inscrit le Pacs à nos agendas, histoire de me souvenir que rien n’est jamais acquis et que les projets n’ont de sens que lorsqu’on les concrétise, et une girafe en carton d’1m80 qu’elle m’avait offert pour mon 1er anniversaire dans la capitale des Flandres.

Si le post-it restera au mur jusqu’à ce qu’une fille gagne la guerre contre moi et me persuade de l’utiliser (si c’est Emma Stone ou Amber Heard, ça sera inutile en revanche, elles, je leur dit banco cash express), la girafe est dead. Et je m’en vais vous raconter la triste histoire de son trépas.

J’ai deux voisins de palier. Un couple de quadras (ou presque) arrivé en même temps que nous et aussi discrets que des Juifs pendant la guerre et une famille de rebeus avec à sa tête une connasse intégrale qu’on appellera Josette, histoire de ne pas donner de grain à moudre aux fachos de tous poils qui sévissent sur la toile.

Ça fait des années que je connais Josette. Sa famille, je l’ai vu se composer, se décomposer et se recomposer comme si elle faisait partie du casting de mon soap opera préféré. Alors quand je vous dis qu’elle fuit de la bouteille et pas qu’un peu, vous pouvez me croire sur parole. A côté d’elle, le Colonel Maman c’est Simone Veil.
Josette, elle a pas mal de casseroles au cul et encore plus de rumeurs.
Il y a une dizaine années par exemple, embastillé sur le palier parce qu’elle refusait de lui ouvrir la porte du foyer familial, son mari de l’époque est tombé du 2e étage alors qu’il essayait d’appliquer les préceptes d’Ärsenik et Passi en passant par la fenêtre.

Sauf qu’il était un peu éméché, qu’il a basculé en arrière et qu’il s’est littéralement fracassé le crâne quelque chose comme 10m plus bas, dans la courette de l’immeuble. Personne n’a rien vu, mais ça n’empêche pas tout le monde de jacter et de soutenir que c’est Josette qui l’a envoyé se coucher sur le bitume. A en croire le Colonel Maman, elle l’aurait même assommé avec une casserole. Quelle que soit la vérité, on ne la connaîtra jamais, puisque même s’il a fini par s’en tirer, le pauvre bougre, dont elle a divorcé par la suite, est aujourd’hui ce qu’on peut appeler un gogol.

En ce qui me concerne, j’suis pas juge, j’ai pas de preuve et j’habite pas dans la tour du Renard. Du coup, j’ai pas d’avis sur la question. Ce que je sais en revanche, c’est que si on fait ce genre de saloperie, les remords et la culpabilité doivent vous poursuivre comme un exhibitionniste dans un centre commercial, et Josette, elle n’a pas vraiment l’air de quelqu’un qui est poursuivi.

En même temps, elle est peut-être habituée. Depuis son arrivée dans l’immeuble il y a 15 piges, un tas de rumeurs ont toujours cavalé sur son compte. A en croire les cancans du quartier, elle a été pute, croupière dans un casino, hôtesse dans un bar, femme de ménage, employée de taxiphone ou encore serveuse. Une chose est sûre, sur son CV actuel, la profession c’est femme au foyer. Comme pour montrer aux rumeurs qu’elle est devenue quelqu’un de « bien », elle porte le voile et s’occupe de son troisième lardon, un petit enculé qui passe le plus clair de son temps à hurler et appeler son père. Là par exemple, il est en train de monter les escalier et il pleurniche. Des « papa papa » entrecoupent ces sanglots. Si j’étais son vieux, je profiterais d’être encore dans la place pour répondre à ses vagissements parce que les paternels des deux autres gosses, ils ont été remplacés plus vite que des produits Apple.

Ce mec, son 3e mari donc, est plus jeune qu’elle. Ça ne fait pas longtemps qu’ils sont maqués. Je ne sais pas s’il la mise en cloque avant ou après le passage devant l’édile, mais pour passer la bague au doigt d’un colis pareil, j’imagine qu’un polochon dans le tiroir doit être un argument décisif, pour peu qu’on soit un mec à cheval sur la morale (ce qu’il a l’air d’être un peu vu qu’il lui a collé un voile sur la tête pour qu’elle fasse moins pute).
Toujours est-il qu’elle ne pourra sans doute jamais espérer mieux. Ce mec, c’est le top pour elle. Au dessus, c’est le soleil.
C’est comme ça, pour certains, l’ascenseur social s’arrête au -1.

Si on considère que les gens qui se ressemblent s’assemblent, ce mec est à n’en pas douter un parfait connard. En ce qui me concerne, je ne le connais pas, mais je ne lui fais pas confiance. Il a une bobine de traître, une carafe de faux-derche, comme un chat qui chie dans sa caisse. Ou comme un blogger IRL sauf que celui-là ne passerait pas son temps à s’auto-sucer en parlant de lui. Faut dire qu’il aurait du mal. Josette a beau avoir 10 voire 15 balais de plus que lui, c’est pas exactement une MILF ou une cougar au sens bandant du terme. C’est une rebeu à l’air sévère en route pour la cinquantaine. Le genre de meuf qu’on pourrait retrouver dans un vieux gonzo français estampillé MyPornMotion.
En plus de ça, ils crèchent à cinq dans un deux pièces plus petit que le mien. On est donc bien loin de la success story du blogger parisien qui fait 500 000 vues par moi et reçoit des communiqués de presse (tu la sens ma grosse ironie ? Tu la sens bien hein !).

Aussi loin que je m’en souvienne, Josette a toujours eu des rapports conflictuels avec mes vieux. Enfin conflictuels… Disons on/off. Sur Facebook, le statut de leur relation serait « it’s complicated ».

Cinéma, internet et troubles de l’attention

| Rubrique Cinéma, Me, myself & aïe !

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Vous le savez sans doute déjà, le cinéma est à votre hôte ce que les courses sont à Omar Sharif : sa grande passion.
Lire sur le cinéma, causer de cinéma, aller au cinéma, regarder des films, faire mon cinéma… C’est mon dada. Ceci dit, je me garderai bien de m’auto baptiser cinéphile parce que ça reviendrait à parader en ville en hululant que je suis un bon coup. Je le suis sans doute, mais c’est pas à moi de le dire.

Depuis que j’ai la carte UGC, une quantité monstre de bobines sont déroulées devant mes yeux chaque année. Malgré ça, certains films trouvent encore le moyen de passer entre les mailles de mon filet, que ce soit par manque de temps ou d’envie, ou alors faute de sortie (I’m looking at you Moon !).
Cela dit, ce n’est pas nécessairement un mal car il y a quelque chose de charmant à découvrir un chouette film quelques années après sa sortie, loin du tumulte promotionnel qui accompagne généralement celle-ci. Ça rappelle qu’il y aura toujours des bons films à voir qu’on a pas encore vu, même dans des périodes de disette qualitative dignes de la production cinématographique du Vanuatu.

Du coup, y’a pas mal de flims que je rattrape dans le confort de mon salon, lové tel Nicolas Kidman dans une pub pour la DS dans le canapé blanc que mon chat salope allègrement jour après jour.

Je vois d’autant plus de bobines que :

1/ je regarde très peu de séries. Et c’est un euphémisme. Passé la saison 3 de Lost, j’en ai eu ma claque de me ronger les ongles pendant une semaine pour connaître la suite alors j’ai tout laissé en plan dans l’attente du fin mot de l’histoire et de la sortie de l’intégrale.
Une histoire, ça a un début, un milieu et à peu près une fin et moi, attendre l’à peu près fin pendant 7ans, ça me brise les bourses. Du coup, je ne regarde plus de séries feuilletonnantes, je veux pas finir comme le Colonel Maman qui mourra peut-être sans avoir jamais vu la fin des Feux de l’Amour.
Heureusement que je n’ai pas fait ça pour Urgences cependant.

2/ j’ai Canal Plus. On pensera ce qu’on veut de la chaîne, du Grand Journal et du prix de l’abonnement, mais la programmation a de la gueule et Canal Plus à la demande est une tuerie. Une palanquée de films et de Créations Originales régulièrement mis à jour et disponible en HD et en VF ou en VOST.
Quand on vous dit qu’il y en a pour tous les goûts, c’est souvent des calembredaines. Pas ici. Y’en a vraiment pour tous les goûts.
Pour ce qui est de l’abonnement, à moins que vous soyez étudiant, chômeur ou fumeur et que vous soyez confronté à un choix cornélien à l’heure d’acheter une boîte de thon, un paquet de Gitane ou une bière dans un rade faisandé du 20e, ça vaut son prix.

3/ je suis un consommateur de blu-ray et dvd maousse costaud. A l’aube de la vingtaine, j’achetais même TOUT ce qui sortait ou presque. J’étais à la limite de la compulsion, un peu comme les gus qui doivent toucher toutes les poignées de porte chez eux avant de se coucher. Au moindre film un peu bien qui était annoncé en dvd, j’étais comme Charlie Sheen face à un psychotrope qu’il n’aurait pas encore essayé.
Aujourd’hui, même s’il m’arrive encore d’être à deux doigts de craquer sur des films que j’ai moyennement kiffé mais dont j’apprécie un perso ou la photo (exemple : le Livre d’Eli), j’arrive à me maîtriser. Je suis même capable d’entrer à la FNAC pendant leurs périodes 5 dvd pour 30 euros et d’en sortir les mains vides.
Tout ça parce que je n’achète plus que des films que j’ai envie de voir, qui m’ont été chaudement recommandés ou que j’ai kiffé ma race.