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Sens Critique

| Rubrique Cinéma, Critique, Le sens de la vie, Me, myself & aïe !

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La première fois que j’ai radiné ma ganache à une projo-presse, ce fut grâce, ou plutôt à cause, de Socadance, invitée par UGC à découvrir Coco en avant-première lorsqu’elle usinait pour Madmoizelle.
C’était un jeudi matin au Ciné Cité de Lille, nous n’étions pas assez nombreux pour constituer une équipe de dodgeball et les mecs qui avaient découvert le typhus s’étaient sans doute plus fendus la bille que nous.

Longtemps, j’ai cru que le silence de bac philo dans lequel avait baigné la projection était uniquement dû à l’affligeante nullité de la purge de Gad Elmaleh. Mais après avoir assisté à la projo-presse de Date Limite, la nouvelle comédie de Todd « The Hangover » Phillips, l’édifice de ma certitude s’est fissuré.

Scarlett Johansson >>> Natalie Portman

| Rubrique Cinéma

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Hier soir, alors qu’on se cognait un régime de trailers de branleurs au MK2 Biblio en attendant la suite d’Iron Man, mon BFF soliloquait sur le fait que Scarlett Johansson avait dégringolé au 36e sous-sol de son estime, après qu’il ai eu vent de la rumeur selon laquelle elle avait langé le petit Jésus de Benicio Del Toro dans l’ascenseur d’un palace californien en marge des Oscars 2005.

Je me souviens de ça. A l’époque, ça faisait deux ans que Sofia Coppola avait défloré l’anonymat de Scarjo dans Lost in Translation et ce ragot devait valider son entrée dans le cercle, finalement assez restreint, des actrices connues de ceux qui ne vont pas au ciné.

A peu près au même moment, Natalie Portman, déjà bien installée dans ledit cercle, tentait de fracasser son image de jeune fille bien sous tout rapport en rappant avec Andy Samberg dans un sketch rondement mené du Saturday Night Live. A l’époque, tout le monde a kiffé. Moi le premier. Mais ça ne veut strictement rien dire. Dès qu’un blanc, de prime abord aussi éloigné du rap que moi du poids d’un jockey, prend le mic, tout le monde kiffe.
Pas plus tard que ce matin, dans je ne sais quel magazine, j’ai lu Ryan Philippe se vanter d’avoir un bon flow. Bah rien que pour ça, sa côte de popularité a bondit dans ma boutique.

Aussi brillant et léché soit-il, ce sketch n’est en fait rien de plus qu’une opération de com’ pensée au poil de cul près par les agents de Natalie Portman, qui s’y escrime à passer pour une nana bien plus cool et libérée qu’elle ne l’est réellement. A sa décharge, c’est le cas de la plupart des stars qui vont se frotter aux joyeux drilles du SNL.
On touche là à l’un de mes principaux griefs contre Natalie Portman et ses admirateurs : cette idée inexplicable qu’elle vaut mieux que le commun des actrices hollywoodiennes, Scarlett Johansson en tête.

Quelques thèses sur l’univers Tarantinien

| Rubrique Cinéma

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Hier, en refermant Sex, Drugs and Cocoa Puffs à la sortie du métro, j’ai eu l’impression d’avoir enfin saisi la raison d’être de l’univers tarantinien.

Dans le chapitre qu’il consacre à MTV Real World, la grande tante d’Amérique de Loft Story, Chuck Klosterman cite une digression du critique Roger Ebert sur la question de savoir si les personnages de cinéma sont conscients ou non des autres films.

Pour les personnages des bobines de Quentin Tarantino, la question ne se pose assurément pas puisqu’ils baignent tous dans une pop culture ultra-référencée.
Cependant, cette question tranchée en amène une autre : la cohabitation entre des personnages de fiction et une culture ciné bien réelle est-elle possible ?

Je suis entré dans le monde Avatar

| Rubrique Cinéma, Critique

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Quand j’ai découvert sur la toile le premier trailer d’Avatar, malgré les superlatifs, les trompettes et toutes les cymbales du carnaval, je suis resté dubitatif. Je crois même que j’ai été assez rebuté par la colorimétrie arc-en-ciel de Pandora et le design façon Cosmocats bleu roi des Na’Vi.

Du coup, j’ai complètement zappé tout le battage médiatico-geek autour du film, lequel ne faisait clairement pas partie de mes grosses attentes ciné de l’année. Puis les premières critiques sont arrivées, et même si j’ai la prétention de ne pas être un mouton, la dithyrambe générale a réveillé l’intérêt du cinéphile qui roupille en moi.

C’est ainsi que je me suis retrouvé au MK2 Nation le lendemain de la sortie, alors que j’ai plus de films à voir que si je devais voter pour les Oscars.

J’ai adoré. Avec des réserves parce que je ne suis pas une groupie, mais quand même.

Zombies : time to nut up or shut up

| Rubrique Cinéma, Critique

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Les films de zombies, ça m’a jamais fait bander plus que ça. Autant commencer par là sinon tout le monde va croire que je suis un hipster vu que les zombies sont autant à la mode présentement que Susan Boyle et les minarets. Pour tout  vous dire, les derniers films de zombies que j’ai vu (et aimé), ce sont L’Armée des Morts et 28 jours plus tard (même si techniquement ce dernier n’est pas un film de zombie au sens strict du terme mais plutôt un films d’infectés).
Les autres bobines du genre me font plus chier. Le côté « chouette tout le monde peut faire un film de zombie avec peu de moyens et beaucoup d’imagination » me casse les cisterciennes et la fable politique sous le vernis gore me consterne.

Dénoncer la société de consommation dans La nuit des morts-vivants, c’était très bien mais depuis, ça fait un peu 1000 ans que le père Romero cuisine encore et encore la même tambouille et c’est chiant. C’est d’autant plus chiant que ses putains de zombies, bah ils marchent. Mais il y a des fans hein. Et vas-y que ça se maquille en mort-vivant, que ça joue les cinéphiles coolos dans des nuits zombies ou encore que ça s’écharpe sur la question « ces saloperies doivent-elles courir ou marcher » ? Cette dernière question me fait bien marrer d’ailleurs. C’est un peu comme les cathos et les protestants. Ils ont le même Dieu, mais ils se prennent la tête pour des détails au lieu de faire des compromis.
Si tant est que mon avis de profane ait une quelconque valeur, je suis partisan des zombies sprinters (sauf s’ils prennent le métro). Si je pense que Simon Pegg a définitivement raison quand il dit que l’état de mort-vivant est un handicap et non un super-pouvoir, je pense aussi qu’un zombie qui marche c’est relou (promis, dans quelques lignes j’arrête d’utiliser le champ lexical de l’ennui). Je sais pas vous mais moi, à part si j’ai envie de me faire tripoter dans une salle obscure, j’aime autant les films relous que les émissions d’Yves Calvi.
Évidemment si vous êtes cardiaque, les zombies qui marchent les bras en avant c’est meilleur pour le cœur.

Les films de zombie ce n’est donc pas mon truc. Pourtant, dès que j’ai vu la bande-annonce de Zombieland, j’ai su que j’allais aimer.