Cinéma, internet et troubles de l’attention
| Rubrique Cinéma, Me, myself & aïe !
En cette sainte journée du Mercredi 23 mars 2011
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Vous le savez sans doute déjà, le cinéma est à votre hôte ce que les courses sont à Omar Sharif : sa grande passion.
Lire sur le cinéma, causer de cinéma, aller au cinéma, regarder des films, faire mon cinéma… C’est mon dada. Ceci dit, je me garderai bien de m’auto baptiser cinéphile parce que ça reviendrait à parader en ville en hululant que je suis un bon coup. Je le suis sans doute, mais c’est pas à moi de le dire.
Depuis que j’ai la carte UGC, une quantité monstre de bobines sont déroulées devant mes yeux chaque année. Malgré ça, certains films trouvent encore le moyen de passer entre les mailles de mon filet, que ce soit par manque de temps ou d’envie, ou alors faute de sortie (I’m looking at you Moon !).
Cela dit, ce n’est pas nécessairement un mal car il y a quelque chose de charmant à découvrir un chouette film quelques années après sa sortie, loin du tumulte promotionnel qui accompagne généralement celle-ci. Ça rappelle qu’il y aura toujours des bons films à voir qu’on a pas encore vu, même dans des périodes de disette qualitative dignes de la production cinématographique du Vanuatu.
Du coup, y’a pas mal de flims que je rattrape dans le confort de mon salon, lové tel Nicolas Kidman dans une pub pour la DS dans le canapé blanc que mon chat salope allègrement jour après jour.
Je vois d’autant plus de bobines que :
1/ je regarde très peu de séries. Et c’est un euphémisme. Passé la saison 3 de Lost, j’en ai eu ma claque de me ronger les ongles pendant une semaine pour connaître la suite alors j’ai tout laissé en plan dans l’attente du fin mot de l’histoire et de la sortie de l’intégrale.
Une histoire, ça a un début, un milieu et à peu près une fin et moi, attendre l’à peu près fin pendant 7ans, ça me brise les bourses. Du coup, je ne regarde plus de séries feuilletonnantes, je veux pas finir comme le Colonel Maman qui mourra peut-être sans avoir jamais vu la fin des Feux de l’Amour.
Heureusement que je n’ai pas fait ça pour Urgences cependant.
2/ j’ai Canal Plus. On pensera ce qu’on veut de la chaîne, du Grand Journal et du prix de l’abonnement, mais la programmation a de la gueule et Canal Plus à la demande est une tuerie. Une palanquée de films et de Créations Originales régulièrement mis à jour et disponible en HD et en VF ou en VOST.
Quand on vous dit qu’il y en a pour tous les goûts, c’est souvent des calembredaines. Pas ici. Y’en a vraiment pour tous les goûts.
Pour ce qui est de l’abonnement, à moins que vous soyez étudiant, chômeur ou fumeur et que vous soyez confronté à un choix cornélien à l’heure d’acheter une boîte de thon, un paquet de Gitane ou une bière dans un rade faisandé du 20e, ça vaut son prix.
3/ je suis un consommateur de blu-ray et dvd maousse costaud. A l’aube de la vingtaine, j’achetais même TOUT ce qui sortait ou presque. J’étais à la limite de la compulsion, un peu comme les gus qui doivent toucher toutes les poignées de porte chez eux avant de se coucher. Au moindre film un peu bien qui était annoncé en dvd, j’étais comme Charlie Sheen face à un psychotrope qu’il n’aurait pas encore essayé.
Aujourd’hui, même s’il m’arrive encore d’être à deux doigts de craquer sur des films que j’ai moyennement kiffé mais dont j’apprécie un perso ou la photo (exemple : le Livre d’Eli), j’arrive à me maîtriser. Je suis même capable d’entrer à la FNAC pendant leurs périodes 5 dvd pour 30 euros et d’en sortir les mains vides.
Tout ça parce que je n’achète plus que des films que j’ai envie de voir, qui m’ont été chaudement recommandés ou que j’ai kiffé ma race.


