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A l’attention du Conseil Syndical

| Rubrique LOL MDR PTDR XPDR

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Aujourd’hui, en rentrant d’un après-midi culturel avec Socadance, j’ai trouvé un mot sur la seconde porte d’entrée de mon immeuble. Celle qui nécessite que tu connaisses quelqu’un pour entrer. Sur cette porte, il y avait un mot du Conseil Syndical (wouhou) adressé aux habitants de l’immeuble et leur enjoignant de débarrasser les couloirs de la cave des quelques babioles qui l’encombre (un tableau, une caisse à outil et quelques autres merdes si l’on en croit le no-life rompe huevos qui a écrit ce mot à la con), le tout sous peine d’appel aux encombrants.

Comme j’avais un peu rien à foutre et que je voulais moi aussi entrer dans la danse des voisins casses-burnes, j’ai enlevé ce mot et l’ai remplacé par un autre que j’avais envie de partager avec vous, parce que je dois bien avouer que je ne suis pas peu fier de ma connerie.

« A l’attention du Conseil Syndical,

En dépit de notre vive admiration pour votre empressement à faire libérer un endroit aussi fréquenté que les couloirs de la cave, nous nous étonnons que vous ne fassiez pas preuve du même enthousiasme pour faire nettoyer les parties communes du 72 et du 74, qui sont aussi sales qu’un enfant des rues à Calcutta.
La remarque vaut aussi pour la courette, en particulier pour cet arbre magnifique qui la surplombe et qui a vu pousser, ô miracle, parapluies, sacs plastiques et couches.

En espérant trouver une oreille attentive, veuillez accepter Mesdames Messieurs du Conseil Syndical, nos papouilles les meilleures.

L’Ordre du Phœnix »

PS: j’ai failli signer Super Connard mais fallait un truc qui induise qu’il existe un groupe concurrent du Conseil Syndical. War is on bitches!

La guerre des voisins

| Rubrique Me, myself & aïe !

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J’aime mon nouvel appart. Sa douche façon SciFi, son parquet en chêne massif, son dressing, son canapé blanc, l’affiche « Allez tous vous faire enculer »… Non, vraiment So et moi on est bien chez nous.
Mais ce que je préfère, c’est sans doute mon dock 100 watts pour iPod.
Avec ça, je mets du miel dans mes esgourdes et je soigne celles des voisins, soumises aux couinements bollywoodiens des conneries écoutées par les Sri-Lankais du 5e et aux baragouinements raï des quelques Égyptiens de l’immeuble.
Après chaque journée de labeur, je procède donc à de grandes séances d’exorcisme musical à base de ceci, de cela ou encore de ça, tout en sifflant des sodas avec Madame La Vedette.

Mais je vis avec une épée de Damoclès au dessus de la carafe. A tout instant, je m’attends à voir débarquer les keufs en service commandé pour une la mégère sexagénaire de l’immeuble voisin, la Connasse du 72.

Début août, lors de notre premier dimanche de travaux, cette vieille zinzin débarquait en blouse blanche pendant que j’assommais un mur à coups de marteau. Essoufflée comme une asthmatique dans une partouze (alors qu’on habite jamais qu’au 2e hein), elle nous affirmait la voix tremblante qu’il était 10h30 et qu’elle avait besoin de pioncer, rapport qu’elle avait un poste à responsabilités dans un hôpital parisien.
Manque de bol, Papa Moustache, qui usinait dans la pièce d’à côté, la connaissait bien : en vrai, elle faisait occasionnellement (« occasionnellement » étant ici un synonyme pour « au noir », NDA) la caisse pour le taxiphone d’en bas, lequel avait pris ses cliques et ses claques et mis les voiles sans laisser d’adresse.

Diplomate averti et adepte du respect entre les peuples, Papa Moustache l’a mise en fuite en l’assaisonnant d’épithètes. Du coup, quand on a remis ça le week-end suivant, elle nous a envoyé les flics sans autre forme de procès, ce qui est plutôt légitime compte tenu de l’hostilité du contexte.

Tournée de mes popotes à Noisy-le-Sec

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Ça fait une paye que je ne me suis pas entretenu avec vous de Noisy le Sec et, en dépit des déconvenues que ça entraine en terme de référencement et donc de e-reputation, je pense que c’est une erreur parce que ça pourrait vous laisser penser que je n’y travaille plus et que par conséquent, je n’ai plus besoin d’être sauvé. Chaque anecdote sur cette version dionysienne de Mogadiscio est une bouteille à la mer lancée en direction des rédacs chefs de publications prestigieuses susceptibles de m’offrir le gîte, le couvert et l’asile politique contre quelques articles de bon aloi.

Ça fait un an et un mois que je traine dans les parages et il y a de moins en moins de débits de nourriture accessibles géographiquement qu’on peut considérer comme acceptables.
Le Celtic ? On y va plus. La deco est infecte, le personnel se comporte comme si on avait saccagé leurs pénates après avoir déflorée leur fille aînée et transformé leur chat en descente de lit et croyez moi, la boustifaille ne mérite pas qu’on subisse pareils sévices.
Le McDo ? Florence ayant cessé d’illuminer de son professionnalisme ce lieu de perdition calorique, je n’ai plus d’excuses sociologiques pour m’y rendre. Et de grâce, ne me parlez pas de leurs salades parce que manger une salade dans un fast-food, on sait tous que c’est comme payer une pute pour bavarder.

Stripclubs & pounds

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Ce matin, entre 1h15 et 5h30 (donc peut-être bien cette nuit finalement, c’est vous qui voyez), la police, toujours sur le qui-vive dès qu’il s’agit d’assurer la quiétude des braves gens et de protéger la République en danger, a fait embarquer la 106 vosgienne de Socadance pour stationnement gênant. Faut dire qu’elle était garée sur une place de livraison depuis 23h et des poussières, devant un troquet miteux et un kebab à la ramasse et qu’entre 1h15 et 5h30, c’est un peu le coup de feu dans les kebabs et le business de la livraison de fûts de bière. Tout le monde sait ça.

Cette légère mésaventure matinale m’a rappelé une contrariété du même tonneau survenue lors d’une soirée mémorable : ma première (et à ce jour unique) sortie dans un club de strip-tease.

C’était il y a quelques années, à l’occasion du birthday d’un pote que nous appellerons Jean-Eudes afin de protéger son anonymat (mais en vrai, il s’appelle Kevin).

Avant d’aller nourrir nos esprits et nos fantasmes en sa compagnie, nous avions commencé par nourrir nos estomacs dans un petit resto mexicain à 10 pas du Cirque d’Hiver. Comme nous avions prévu de rentrer à l’heure où les transports en commun ne sont plus qu’un lointain souvenir brumeux, un de mes potes avait embarqué sa bagnole et l’avait garée 150m de l’autre côté de l’édifice estampillé Jacques Hittorff.

A la sortie, alors que nous trépignions d’impatience de taper le carton et d’aller nous rincer l’œil, la voiture n’était plus là. Envolée. Comme souvent dans ces cas-là, on a d’abord pensé à un vol, ce qui est parfaitement débile parce que je ne vois pas qui serait assez con pour tirer une caisse à 23h en plein Paris, qui plus est à 20m d’un bar et à peine moins loin d’un boulevard à la circulation relativement dense. L’idée qu’un David Copperfield de passage ait pu la faire disparaître pour répéter un tour ou impressionner une donzelle était presque plus réaliste.

Après quelques coups de fils aux renseignements (à l’époque, l’Internet par téléphone c’était le wap et le wap, c’était la merde), nous apprenions que la bagnole était effectivement dans une pré-fourrière à perpète. Vous l’ignorez peut-être, mais pour une raison qui m’échappe, les fourrières sont toujours loin de tout. Généralement, la station de métro la plus proche est à une bonne dizaine de minutes. On prend ta tire, tu dois payer pour la récupérer et faut marcher. La triple peine quoi.

J’étais parti pour visiter mon premier stripclub et à l’arrivée j’étais bon pour ma première virée dans une fourrière à la con.

Unstoppable, la crifiche

| Rubrique Cinéma, Critique

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L’une des récriminations qui revient le plus régulièrement quant à mon blog, c’est, comme pour Emile Zola et Dan Brown, l’absence d’images. N’étant pas une mauvaise tête comme les deux tristes sires précédemment cités, j’ai décidé aujourd’hui de vous en donner pour votre argent en me livrant à une rapide et brillante analyse de l’affiche d’Unstoppable.

Nota : si la perspective de scroller durant tout l’article pour aller voir l’affiche vous cabosse un peu les rustines, prenez votre ordi et allez vous poser devant une affiche du film dans le métro ou sous un arrêt de bus.