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Comme dans un sac de boxe

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Aujourd’hui.
Je voudrais arroser les cinq dernières années au Napalm, plonger les souvenirs et les mots dans un bain de soude jusqu’à ce qu’ils ne soient plus, détruire tout ce qu’on a construit à la masse pour donner corps au champ de ruines qu’on a laissé…
Je voudrais me trépaner la caverne, en extraire mon cerveau et le désinfecter à l’eau de javel pour qu’il soit lavé de tout et prêt pour la suite. Si j’étais moins lâche, moins con et capable d’envoyer chier les dernières bribes d’espoir qui se perdent ci et là, autour de moi, je me serais brûler la cervelle. Mais je suis l’autre face de Kurt Cobain, l’autre visage de la loose.
Je voudrais être Eminem et hurler ma haine, la transformer en or puis en rire comme 50 Cent, narguer la mort en sachant pertinemment que chaque putain de journée après 30 ans n’est qu’un jour de sursis en attendant de rejoindre le cortège de ceux qui n’espèrent plus rien si ce n’est que Morphée n’abandonne pas son combat contre leurs regrets.
La confiance, c’est comme la virginité, on ne la donne qu’une fois m’a-t-on dit. Si seulement c’était aussi simple. Je me sens ridicule et stupide à l’imaginer rigoler avec les 36 putes qui l’entourent.
Les bons souvenirs et l’espoir, il n’y a rien de pire. C’est comme regarder une éclipse sans lunettes.
Croire en demain, c’est comme penser qu’en mettant un pare-choc à un landau avant de le balancer sur l’autoroute tu augmenteras la durée de vie du gamin à l’intérieur. Ayez pitié de lui, épargnez lui la suite.
Allez vous faire mettre vous qui me jugez, qui pensez que ce texte est pathétique. Vous ne savez rien. Rien de ce que signifie croire avant de voir ta vie s’effondrer autour de toi en quelques lignes comme Sam Rockwell dans Moon ou Di Caprio dans Inception.
5ans… Un pet de fouf’ à l’échelle d’une vie. Autant dire rien. Accorder tant d’importance à tout ça… Je ne devrais pas. Et pourtant c’est ce que je fais parce qu’au fond, j’ai toujours été ce jeune con qui agit et regrette après. Elle a appuyé sur la détente y’a longtemps mais cette roulette russe là, elle met du temps à rendre son verdict.
Je suis pendu au bout d’un fil et j’attends que le sol finisse de se dérober sous mes pieds. Je n’en fini plus de m’étrangler. Je rigole et j’essaye, mais en vrai j’en ai plus rien à foutre. Plonger dans un puits sans fond, se cogner contre les murs et trouver la force de remonter. Tu t’es cru dans le Grand Bleu. Tu remontes jamais vraiment de ces trucs-là. Y’a toujours une partie de toi qui reste au fond avec quelques fantômes. Mais c’est pas si grave, c’est stylé, ça fait des trucs à raconter, comme revenir du front avec une bastos dans le buffet. Pauvre con.
Si j’peux m’permettre, allez vous faire mettre bande de faux culs. Ne croyez pas que je ne vous avais pas repérés, en rangs d’oignons depuis septembre à attendre la bénédiction de la nouvelle coqueluche. Ne croyez pas que je ne sais pas que tout est ma faute. Que tout est de sa faute.
Je porte ma culpabilité mais y’a aucune foutu raison pour que je ne la partage pas. Jésus avait bien Simon de Cyrène.
Tout ça est risible. Tout ça est pathétique. Tout ça est bien réel. Laissez moi reprendre une bouffée d’oxyg(haine) et ayez honte à ma place. C’est pas grand chose, mais c’est toujours ça de pris.
Vous savez ce qu’on dit de l’amour et de la haine, comme quoi une mince frontière les sépare. Bah figurez-vous qu’elle clignote aussi. Mais je ne suis pas un enfoiré, et je vous souhaite à tous, sauf aux 36 putes et à l’autre enculé, de ne jamais le savoir.

Demain.
Je veux juste aller bien. Malheureusement, « tomorrow never comes until it’s too late » alors dépêche toi de vivre, ou dépêche toi de mourir.

Sans papiers…

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Il y a environ une huitaine de jours, la Abuela a cassé sa pipe. Vu qu’elle facturait presque 100 ans, j’ai été aussi surpris qu’à l’annonce des nommés à l’Oscar du meilleur film, d’autant plus qu’elle s’était flingué le col du fémur quelques mois plus tôt et qu’instinctivement, je savais alors que c’était le genre de merde dont les anciens ne se remettent jamais vraiment.
C’est peut-être pour ça que je n’ai pas été triste. Ou peut-être que c’est parce que je ne l’avais pas vu depuis si longtemps qu’elle avait cessé d’être une personne pour se transformer en bon souvenir. Et les souvenirs ont beau s’effilocher à mesure que le temps passe, ils ne trépassent jamais vraiment. Comme la Abuela donc.

J’ai appris son dépôt de bilan par un coup de fil de ma couz’ alors que, tel un hélicoptère Huey au Vietnam, le RER E s’apprêtait à me débarquer dans l’enfer noiséen. Ma cousine crèche outre-Pyrénées et bien qu’on s’aime beaucoup, on ne s’appelle jamais, sauf urgence ou mauvaise nouvelle. Aussi, quand « Who dat » s’est interrompu et que son blaze s’est affiché sur mon iPhone, il ne m’a pas fallu 107 ans pour piger de quoi il en retournait. C’est sans doute pour ça que je n’ai pas répondu tout de suite. Le temps d’intégrer la nouvelle, de passer outre le déni et l’auto-persuasion genre « peut-être que c’est pas ça », etc. Les cinq étapes du deuil en 10 minutes quoi. Une manifestation supplémentaire de mon manque pathologique de patience.

Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi les gens passent toujours l’arme à gauche pendant la nuit ? Non pas que j’eus préféré apprendre la nouvelle entre deux coups de quenotte dans mon crudité-thon, mais faut admettre que la perspective de se réveiller avec un cadavre sur son répondeur, c’est un peu abrupt.
Peut-être que la nuit les gens confondent plus facilement la mort et le sommeil et qu’ils sont donc plus en confiance pour se laisser embarquer par la grande faucheuse.
J’en sais foutre rien en fait mais ça m’a tellement perturbé qu’en arrivant, j’ai accepté la brochure de la Tour de Garde que m’a tendu un des Témoins de Jéhova qui, jour après jour, font le pied de grue devant la gare de Noisy dans l’espoir de convertir une pauvre âme.

Heureusement, j’ai rapidement remis mes cases dans l’ordre, foutu cette chiasse à sa place (la poubelle, mais ça, vous le saviez) et rappelé ma cousine pour qu’elle me confirme la mauvaise nouvelle. Puis j’ai sonné mon bro’ pour qu’il rentre à la maison afin de prévenir Papa Moustache de vive voix. Le respect, la politesse.

Pourquoi je ne m’y suis pas collé personnellement ? Bah parce qu’il fallait que je m’occupe de mettre mes vieux dans un coucou pour l’Espagne fissa, l’enterrement étant programmé pour le lendemain 15h.

Les Princes du Parc

| Rubrique Football, LOL MDR PTDR XPDR, Me, myself & aïe !

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Il y a quelques temps, j’ai fait quelque chose dont je ne devrais pas me vanter si d’aventure je voulais garder intacte le respect que certains d’entre vous me portent. Non, je n’ai pas entamé une correspondance avec Emile Louis (vous m’auriez tellement adoré pour ça) j’ai juste été voir PSG-Séville au Parc des Princes.

Si j’avais voulu devenir un blogger influent ou quelque chose dans ce goût là, je vous aurais plutôt raconté l’avant-première de Megamind avec mes deux acteurs préférés et Angelina Jolie, puis j’aurais flambé tel le Ghost Rider en vous expliquant comment l’homme le plus drôle du monde a dédicacé mon DVD de la légende de Ron Burgundy.

Mais j’en ai rien à foutre. Je vais vraiment vous causer de PSG-Séville parce que franchement, j’ai pas le choix. Le jour du match, à mesure que le coup de sifflet final se rapprochait, je n’avais de cesse de penser qu’il fallait que je vous touche deux mots de ma soirée au Parc, quoi qu’il m’en coûte en terme d’image (ha ha). Puis sur le chemin du retour, alors que je tapotais les premières conneries de cette note sur mon iPhone, je me suis dit que je ne pouvais participer consciemment à la perpétuation des pires idées reçues qu’on puisse avoir sur les gens qui aiment le ballon rond quand on s’y connaît autant en foot qu’en fabrication de guimbardes à voyager dans le temps.

Finalement, l’autre soir, alors que je bouclais ma note sur Four Lions, j’ai réalisé à quel point il serait criminel de vous priver de ce que j’ai pu observer dans l’antre francilien du ballon rond. Voici donc, avec un peu de retard, un bref (lol) récit de ma soirée au Parc.

Four Lions

| Rubrique Cinéma, Critique

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Au pays du béret-baguette, quand il s’agit d’aborder des sujets de société ou des thématiques importantes, on a trop souvent tendance à considérer que la forme doit coller au fond, qu’un sujet sérieux ne saurait être traité autrement que sérieusement. Au pays de Zabeth II, on ne s’embarrasse pas de ce genre de considérations, on sait que c’est de la bite en sachet.

L’an dernier, c’est In the loop, brillante satire politique sur les coulisses du déclenchement de la 2e Guerre du Golfe et les coups bas en vigueur aux Nations Unies, qui nous rappelait le savoir-faire de nos voisins insulaires en la matière. Cette année, c’est au tour de Four Lions de nous montrer la marche à suivre.
Chris Morris, animateur radio et rookie de la réalisation va encore plus loin qu’Armando Ianucci, le mec derrière In the loop, qui est par ailleurs, l’un de ses partners in crime télévisuel. En suivant cinq islamistes plus cons que la connerie dans leur projet d’attentat, le gus franchit en effet une étape et fracasse un tabou, aidé en cela par une narration rythmée et une mise en scène économique mais appliquée.

Certains critiques parlent de Four Lions comme d’un film irrévérencieux. Mouais. Quand on affuble un film de ce qualificatif, ça veut souvent dire que s’il sort des sentiers battus, il ne manque pas de le faire savoir à grand renfort de doigts d’honneur et de tirages de langue à la bien-pensance, tel un gosse sympa mais un peu tête à claques sur les bords. Chris Morris n’ayant pas 7ans et demi, il n’a pas besoin de ça (Robert Rodriguez, si tu sais lire…). Le mec se contente de dérouler son histoire sans artifices et sans jouer au roi des malins, faisant tressauter de rire les spectateurs 100 minutes durant grâce à des gags sans limites et à des dialogues foutrement drôles et (im)pertinents.

Si l’intégrisme et le terrorisme islamiste sont les mamelles comiques de Four Lions, Chris Morris se garde bien d’en faire le procès ou l’apologie, évitant par la même de faire le lit de l’islamophobie. Une position qu’il convient d’applaudir d’autant plus fort, qu’elle semble plus difficile à tenir dans une comédie que dans un drame, le public ayant trop souvent besoin de savoir si la morale approuve qu’il se fende le chocolat à telle ou telle blague «(« peut-on rire de tout? », « Est-on antisémite si on rit aux blagues de Dieudonné », etc.).

Harry Potter: début de bilan

| Rubrique Cinéma, Critique, Culture

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Mercredi, le premier volet de l’ultime levée de la saga Harry Potter a envahit les écrans et les médias du monde entier. Surtout les médias en fait.

Alors évidemment, tout a déjà été dit sur le film et que vous l’aimiez ou pas, vous trouverez forcément un avis qui , d’une façon ou d’une autre, vous conviendra (parce qu’on sait tous que lorsqu’on lit les critiques d’un film, c’est souvent pour être confortés dans ce qu’on en pense ou rassurés quant à ses goûts, rien d’autre). Perso, je vous conseillerais de lire ça et ça, mais surtout, de regarder ceci (vidéo du 23/11). Tout est là. (vous pouvez aussi jeter un œil à ça, c’est pas mal du tout).

Haters de HP, passez votre chemin. Je ne défoncerais pas le sorcier le plus connu du monde. D’abord parce que dans les premiers épisodes il ressemblait à mon frangin dans sa prime jeunesse, et ensuite parce que ça n’aurait aucun sens. Ca serait comme de saigner trois millions de dollars dans la promo d’un film qui en a coûté 15 000 juste pour dire qu’il a coûté 15 000$ ou tabasser un myopathe de 5ans avant de tirer sur l’ambulance venue le chercher.

Et puis ne tournons pas autour du pot 107ans, exception faite des deux premiers films, aujourd’hui trop kids-friendly à mon goût, et de la Coupe du Feu, dont l’intrigue et l’action ronronne comme un clip de Lady Gaga, j’aime bien les films Harry Potter.

C’est précisément pour ça que j’aurais toujours le regret de ce qu’ils sont et de ce qu’ils auraient pu être.