Comme dans un sac de boxe
| Rubrique Me, myself & aïe !
En cette sainte journée du Jeudi 24 février 2011
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Aujourd’hui.
Je voudrais arroser les cinq dernières années au Napalm, plonger les souvenirs et les mots dans un bain de soude jusqu’à ce qu’ils ne soient plus, détruire tout ce qu’on a construit à la masse pour donner corps au champ de ruines qu’on a laissé…
Je voudrais me trépaner la caverne, en extraire mon cerveau et le désinfecter à l’eau de javel pour qu’il soit lavé de tout et prêt pour la suite. Si j’étais moins lâche, moins con et capable d’envoyer chier les dernières bribes d’espoir qui se perdent ci et là, autour de moi, je me serais brûler la cervelle. Mais je suis l’autre face de Kurt Cobain, l’autre visage de la loose.
Je voudrais être Eminem et hurler ma haine, la transformer en or puis en rire comme 50 Cent, narguer la mort en sachant pertinemment que chaque putain de journée après 30 ans n’est qu’un jour de sursis en attendant de rejoindre le cortège de ceux qui n’espèrent plus rien si ce n’est que Morphée n’abandonne pas son combat contre leurs regrets.
La confiance, c’est comme la virginité, on ne la donne qu’une fois m’a-t-on dit. Si seulement c’était aussi simple. Je me sens ridicule et stupide à l’imaginer rigoler avec les 36 putes qui l’entourent.
Les bons souvenirs et l’espoir, il n’y a rien de pire. C’est comme regarder une éclipse sans lunettes.
Croire en demain, c’est comme penser qu’en mettant un pare-choc à un landau avant de le balancer sur l’autoroute tu augmenteras la durée de vie du gamin à l’intérieur. Ayez pitié de lui, épargnez lui la suite.
Allez vous faire mettre vous qui me jugez, qui pensez que ce texte est pathétique. Vous ne savez rien. Rien de ce que signifie croire avant de voir ta vie s’effondrer autour de toi en quelques lignes comme Sam Rockwell dans Moon ou Di Caprio dans Inception.
5ans… Un pet de fouf’ à l’échelle d’une vie. Autant dire rien. Accorder tant d’importance à tout ça… Je ne devrais pas. Et pourtant c’est ce que je fais parce qu’au fond, j’ai toujours été ce jeune con qui agit et regrette après. Elle a appuyé sur la détente y’a longtemps mais cette roulette russe là, elle met du temps à rendre son verdict.
Je suis pendu au bout d’un fil et j’attends que le sol finisse de se dérober sous mes pieds. Je n’en fini plus de m’étrangler. Je rigole et j’essaye, mais en vrai j’en ai plus rien à foutre. Plonger dans un puits sans fond, se cogner contre les murs et trouver la force de remonter. Tu t’es cru dans le Grand Bleu. Tu remontes jamais vraiment de ces trucs-là. Y’a toujours une partie de toi qui reste au fond avec quelques fantômes. Mais c’est pas si grave, c’est stylé, ça fait des trucs à raconter, comme revenir du front avec une bastos dans le buffet. Pauvre con.
Si j’peux m’permettre, allez vous faire mettre bande de faux culs. Ne croyez pas que je ne vous avais pas repérés, en rangs d’oignons depuis septembre à attendre la bénédiction de la nouvelle coqueluche. Ne croyez pas que je ne sais pas que tout est ma faute. Que tout est de sa faute.
Je porte ma culpabilité mais y’a aucune foutu raison pour que je ne la partage pas. Jésus avait bien Simon de Cyrène.
Tout ça est risible. Tout ça est pathétique. Tout ça est bien réel. Laissez moi reprendre une bouffée d’oxyg(haine) et ayez honte à ma place. C’est pas grand chose, mais c’est toujours ça de pris.
Vous savez ce qu’on dit de l’amour et de la haine, comme quoi une mince frontière les sépare. Bah figurez-vous qu’elle clignote aussi. Mais je ne suis pas un enfoiré, et je vous souhaite à tous, sauf aux 36 putes et à l’autre enculé, de ne jamais le savoir.
Demain.
Je veux juste aller bien. Malheureusement, « tomorrow never comes until it’s too late » alors dépêche toi de vivre, ou dépêche toi de mourir.

