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Camelote, livre VI

| Rubrique Série

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Braquer des zygomatiques en moins de cinq minutes avec une fiction, des persos récurrents et un semblant d’arc narratif, c’est chaud les marrons chauds. Caméra Café n’y est jamais arrivé par exemple. A l’inverse Kaamelott a relevé le défi avec brio et inventivité mais aussi avec un esprit ludique, un sérieux et une ambition couronnés de succès mais qui auraient tout aussi bien pu passer par pertes et profits dans un pays qui a souvent tendance à passer à côté de ce qui est bon pour se rouler dans la fange télévisuelle.

Le succès aidant, Alexandre Astier a rapidement eu les moyens de pression de ses ambitions pour passer au format 40 minutes, ce qui fut fait avec le Livre V, lequel laissa plus d’un fan perplexe.
Quand on passe de 5 à 40 minutes, c’est notamment pour avoir plus de lattitude au niveau de la narration ou de l’exposé des enjeux. Avec le format 40 minutes un rapprochement avec la geste arthurienne, la vraie, s’est fait, entraînant par la même une dramatisation de l’histoire et des personnages afin que ceux-ci prennent l’épaisseur nécessaire pour faire face au légendaire destin qui les attend.
Certes il y a toujours eu un fond de dépression et de mélancolie avec des persos comme Arthur ou Lancelot par exemple, mais avec le Livre V on passait à l’étape supérieure. Si Alexandre Astier avait su dès le début qu’il en arriverait à tourner une trilogie pour le cinéma, il aurait probablement attaqué de suite par le format long (si on l’avait laissé faire évidemment).

Cette apparition brutale du sérieux et de la noirceur dans la meilleure série humoristique qu’on ai jamais eu en France m’a désappointé et autant vous dire tout de suite que ce n’est pas le Livre VI qui va me faire changer d’avis. C’est comme d’attendre un beau bébé et de se rendre compte à l’expulsion du vagin maternel qu’il est roux.
J’essayerai malgré tout de ne pas être trop péremptoire dans ma revue de cette saison VI puisqu’à mon humble avis, ce n’est que lorsque la trilogie Kaamelott au cinéma sera bouclée, qu’on pourra vraiment la juger comme partie d’un tout.

Guess you was kissin' my dick when you was kissin that bitch

| Rubrique Internet / Web 2.0

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J’avais décidé d’arrêter avec ces conneries à me faire passer pour un hater ou un blogger frustré  du gland (alors que non, je fais mon truc et y’en a qui aiment alors le reste je m’en cogne les massicots) mais c’est plus fort que moi, régulièrement un blog vient me rappeler tout ce que je déteste dans la sphère ultra-consanguine des bloggers influents.
Des trucs d’une pédanterie et d’une coolitude toc insupportables. Mais à bien y réfléchir, le pire ce sont quand même les commentateurs de ces blogs, ces mangeboules qui gavent l’égo des hipsters de la blogosphère. Voilà pourquoi j’apprécierai que les quelques gus qui s’empressent de me lire dès que j’envoie la sauce se manifestent de temps à autre histoire de connaître les bêtes à qui j’ai affaire. Si vous êtes Belges, merci de ne pas tenir compte de ce post.

Ah au fait, j’ai acheté un tee top-méga coolos de l’Agence Tous Risques today, mais comme j’ai pas encore d’appareil photo de la mort qui tue acheté dans un vide-grenier à Philadelphie, vous attendrez pour le voir. En vous remerciant.

Conversation pas si secrète

| Rubrique Me, myself & aïe !

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J’adore tailler le bout de gras 0% avec mes collègues de boulot. On apprend des tas de trucs et on se fend la bille comme dans un film avec Will Ferrell, c’est à dire beaucoup même si on est parfois choqué et gêné voir même dégoûté. Rien qu’hier on a causé de management de la peur, de la taille généreuse des verges espagnoles (:-D), des habitudes sexuelles des japonais, du comportement très crypto-gay des racailles (citons juste cet extrait de Bâtiment C de Booba : « j’te baise bâtard, viens me sucer la bite« ) et de sexualités déviantes dans le milieu homosexuel (les soupeurs ça vous dit quelque chose ?).

Last night I couldn't give you…

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Aller au ciné sans savoir ce qu’on va mirer, c’est comme participer à une soirée échangiste sans capotes : kamikaze. Le truc c’est que quand on vous vend une avant-première surprise, on a plutôt tendance à l’envisager sous les meilleurs auspices. On se dit que ça va être Avatar ou Sherlock Holmes et on oublie qu’il pourrait très bien s’agir d’Arthur et les Minimoys ou de Paranormal Activity

Tiens donc ! Hier soir c’était justement Paranormal Activity. Ou quand le Projet Blair Witch rencontre la Grande Soirée de l’Etrange. Le fauteuil de mémé qui vole contre les murs, les portes qui claquent la nuit et les mille et une façon d’utiliser la vision nocturne n’étant pas exactement des choses qui me passionnent, je suis rentré chez mes parents (apparemment j’ai bien fait. Ou pas).

La caserne parentale c’est comme une boîte gay, l’ambiance n’est jamais la même deux soirs de suite.

C’est ambiance Sarajevo quand Le Christ joue les snipers de la vanne, ambiance Rungis quand le Colonel Maman cause politique, ambiance révolution cubaine lors des accès de crise d’adolescence de ma soeurette. Hier soir, c’était ambiance Kigali avec mes parents dans le rôle des Hutus.

About her

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Ce week-end j’ai été rendre visite à Mamie Alzheimer dans une maison de repos saint-mandéenne où elle est à l’essai pendant 15 jours. Ca sentait la mort et il y avait un paquet de très vieux croulants, la plupart en fauteuil roulant, tous complètement pétés au cocktail Alzheimer/vieillesse/maladie/médoc/TV/assistanat.

Je ne sais pas trop ce qui m’a mis un coup derrière la tête. La froide nudité de l’inéluctable évolution de la maladie ou l’éventualité que la compagnie de ces vieux débris n’accélère la décomposition de la cafetière de ma grand-mère, déjà pas très arrangée ?
D’après le Doc, elle en est au stade 2 d’Alzheimer. J’ignore à quel stade peut arriver cette merde, mais j’imagine, enfin je sais depuis hier, qu’elle n’a rien à envier à Alain Robert quand il s’agit de grimper.

Ca fait déjà un petit moment que Mamie Alzheimer a commencé à confondre les prénoms et à perdre ses repères spatio-temporels, mais à côté  des vieillards d’hier, incapables de s’exprimer autrement que par borborygmes, elle pourrait presque présider l’Epad. La laisser avec eux reviendrait à laisser un gosse en maternelle pendant toute sa scolarité. Mais je ne suis pas seul à avoir mon mot à dire. On est tellement que si on les mettait en commun, ça nous ferait un bouquin de la taille des « Bienveillantes ».