Offert au peuple par Jayhova | Rubrique Sport
En cette sainte journée du Mardi 9 février 2010
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Note à Béné et aux autres : j’étais censé publier cette note hier mais comme mon identifiant Free de merde a encore fait sa pute, vous allez faire comme si aujourd’hui on était lundi et puis c’est tout.
J’en profite pour remercier chaleureusement @BloodyO sans qui je ne serais pas là ce soir. Des bisous à elle donc et à vous parce que je vous emmerde depuis quatre lignes pour une intro à la con. Bonne lecture.
Tout à coup, c’est comme si tout le monde s’y étais mis. Tout le monde en parle en tous cas. Sur Facebook hier après-midi, sur Twitter le soir, au travail ce matin.
Les esprits casse-couilles y verront un nouveau symbole de l’américanisation galopante de la société frenchie, les hypeux à la mâchouille moi la nouille dénigreront, préférant chercher jouissance dans le roller-derby, et nous autres, péquin de base mais pas trop, on se réjouit.
Hier soir, c’était le Superbowl. Même si j’ai une application football sur mon iPhone, ce serait mentir que de dire que je suis la NFL avec l’assiduité d’un fan de Lara Fabian. Pour tout vous dire, je commence à tendre l’oreille à l’orée des playoffs puis mon intérêt va crescendo jusqu’à ce dimanche presque férié chez nos amis Américains. Ce dimanche où on se couche à 4 h du mat’ dans le meilleur des cas alors qu’on turbine le lendemain matin.
A l’inverse de 95% des médias béret-baguette, je m’en branle pas mal de tout ce qu’il y a autour.
Les chiffres vertigineux, la quantité gargantuesque de tacos digérés et de pizzas livrées, l’influence positive d’une victoire d’une équipe de l’AFC sur Wall Street, les pubs à 30 briques, les millions de litres de bières siphonnés aux quatre coins du pays, le show de la mi-temps… Tout ce décorum médiatique me laisse aussi indifférent que la rediffusion du final de Dynasty sur une chaîne de la TNT.
Offert au peuple par Jayhova | Rubrique Télévision
En cette sainte journée du Dimanche 7 février 2010
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A l’époque où je regardais beaucoup trop la télévision, genre bien plus qu’un gosse américain obèse habitant un mobil-home, j’essayais de me convaincre pour déculpabiliser qu’il s’agissait d’une fenêtre sur le monde.
Avec le temps j’ai capté qu’il s’agissait plutôt d’une fenêtre comme celles qu’il y a dans les shows-rooms Lapeyre des grands magasins de bricolage, à travers lesquelles on voit des familles en goguette avec le paternel en survêt, la daronne permanentée et les mouflets qui se traînent comme des boulets. Je les comprends les marmots. Qui voudrait se cogner un après-midi au milieu d’un établi Smoby XXL sans avoir le droit de toucher à quoi que ce soit ?
A l’époque où je ne sortais jamais sans mon casque de Bioman rouge, j’aimais aller à Leroy Merlin avec Papa Moustache. Ça valait mieux parce que c’est pas comme si j’avais le choix. Son accent espingouin à couper au schlass ne lui permettant pas toujours de se faire comprendre des vendeurs, je me suis retrouvé traducteur à 7 piges. La classe pas vrai ? Pourquoi tu crois que je raconte ça alors que c’est sans rapport avec ce dont j’ai envie de causer à savoir la télé ?
Revenons donc à nos moutons.
On se délecte de la petite lucarne dans un second degré moelleux et c’est bien pratique parce que le fait est qu’exception faite des cons et des mythos, la plupart d’entre nous regardent des daubasses comme C’est quoi l’amour ou Confessions intimes essentiellement pour se rassurer sur le fait qu’on fait partie d’une espèce d’élite. C’est un peu comme lire Le Parisien avant de cracher dessus comme un lama chargé au Red Bull.
Peut-être qu’il s’agit d’un cliché, comme les vannes sur les Belges ou les Blondes, mais en même temps, les clichés ne viennent pas du trou du cul du monde.
Offert au peuple par Jayhova | Rubrique Me, myself & aïe !
En cette sainte journée du Jeudi 14 janvier 2010
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On n’y coupe jamais : tous les jours, notre organisme réclame ses deux pensions alimentaires. On n’est donc pas toujours très regardant à l’heure de bâfrer, surtout le midi. Alors que Noisy-le-Sec est aux restaurants ce que le Boulevard Voltaire est aux jeux-vidéos, je ne vous cache pas qu’il est assez courant que la WebCell aille descendre un Big Mac et quelques frites au McDo du coin.
Le McDo de Noisy, récemment refait à neuf, est un fast-food comme il y en a tant d’autres. Assemblé en périphérie de la ville, il se trouve au bord de la quatre voies menant à Romainville histoire de rentabiliser son McDrive au maximum.
C’est dans cet endroit, aussi chaleureux qu’un orphelinat roumain sous Ceaucescu, qu’usine Florence.
Loin de moi l’intention de nous réunir dans une espèce de grande famille du point commun, mais dans le feuilleton de nos vies, on a tous des figurants comme Florence. Le boulanger, la dame aux chats, l’instituteur du deuxième, le chauffeur du 46, etc.
S’il arrive que certains jouent les guest-stars le temps d’un épisode ou d’une réplique, la plupart ne font que passer. Il n’auront même pas droit à une fiche IMDB Pro.
Mais il en va de la vie comme de la Nouvelle Star, parfois la magie opère et certains figurants deviennent des personnages cultes dont on guette la moindre apparition avec un enthousiasme suspect pour ne pas dire malsain.
Offert au peuple par Jayhova | Rubrique Music
En cette sainte journée du Mardi 12 janvier 2010
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La première fois que j’ai écouté Prom Queen de Lil’ Wayne, c’est comme si un acteur de porno gay avait essayé de me sodomiser les oreilles avec son démonte pneu. C’était de la merde.
Quelques mois plus tard, au hasard de mes pérégrinations dédaléennes sur le web, je suis tombé sur un mash-up de cette daube et de Two Weeks de Grizzly Bear. Une tuerie. Comme si ces deux morceaux, de prime abord aussi différents que Rachel Weisz et Darry Cowl, étaient faits pour se rencontrer depuis toujours. Avec 2 weeks ’til prom, le premier single de Rebirth décolle tandis que le Grizzly Bear récupère suffisamment d’énergie pour passer à l’étage supérieur. Merci The Soundmen donc, les deux gus derrière cette résurrection.
La première fois que j’ai tâté du mash-up, c’était avec le Grey Album de Danger Mouse, lequel mélangeait avec un certain à-propos le White Album des Beatles et le Black Album de Jay-Z. Malgré des qualités évidentes, qui ont d’ailleurs ouvert en grand les portes du succès à la moitié mince de Gnarls Barkley, j’ai pas trop souscrit. Peut-être parce que j’aime autant l’album de Jigga que les pizzas au saumon.
Mais depuis 2 weeks ’til prom, je suis en quête permanente de nouveaux mash-up qui défouraillent et j’en viens même à me demander s’ils ne sont pas l’avenir de l’étronphonie (la musique de merde).
Je m’explique.
Offert au peuple par Jayhova | Rubrique Me, myself & aïe !
En cette sainte journée du Lundi 11 janvier 2010
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Depuis qu’on a découvert Will Smith dans Le Prince de Bel-Air et les répliques casse-cou / rigolardes de John McClane, on aspire tous à être cools.
Le truc, c’est qu’il y a autant de définitions du cool qu’il existe de gens cools.
Tenez, Samuel L. Jackson, hormis quand il se fait sa tête de petit vieux prof’ de maths à la Die Hard ou à la 187 Code Meurtre, il est way over cool. Dans un tout autre registre, Julien Casablancas, Jack Black ou encore Juliette Lewis peuvent être considérés comme cools également.
George Clooney aussi pourrait être cool, mais comme il porte des costards et qu’il a les tempes grisonnantes, on dira plutôt qu’il est classe. Comme Frank Sinatra. Avoir la classe, c’est the next step. C’est la coolitude pour les adultes et les pépés, avec quelques années en plus. Une coolitude apaisée en somme.
Des mecs comme Downey Jr ou Hugh Grant sont entre les deux.
Snoop Dogg n’est ni l’un ni l’autre. Dre non plus, comme quoi coolitude et talent ne sont pas liés, même si on a rarement vu des gars sans aucun talent être cools.
Est-ce que je suis cool moi ? J’en sais rien. J’ai des t-shirts fun avec l’Agence Tous Risques ou un Yoda rockeur dessus, l’appli’ Suicide Girls sur mon iPhone et des traits de caractère qui pourrait faire croire que; mais comme je le disais, il y a autant de critères de coolitude que de sosies de Dolly Parton dans les soirées country du Texas. En France par exemple, certains considèrent Gad Elmaleh ou Yannick Noah comme des parangons de coolitude. Je vous laisse seuls juges de ces conneries.
Moi je préfère me fier à Nick Hornby. Selon les critères qu’il jette en pâture dans A propos d’un gamin, ça semble quand même mal engager pour ma pipe.
Voyez par vous-même l’étendue du désastre :