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Dans les Vosges

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Deux albums chouettos (Fantastic Mr Fox OST et We are Young Money), un magazine intéressénervant et un paquet de Prince. Il n’en faut pas plus pour aller dans les Vosges.

Je cause du trajet hein, parce que pour ton petit séjour roots, mieux vaut prévoir de quoi te couvrir. Dehors, tu vas avoir si froid.

Dans les Vosges y’a de la neige. Pour moi qui surkiffe autant la poudreuse que je déteste les salopes qui la transforment en boue dès la sortie du RERE, le 88 est une antichambre du paradis.

Un Eden de sapins et de montagnes, relativement préservé des touristes qui te foutent des coups de skis dans la gueule sur le quai du TGV quand ils embarquent pour je ne sais quelle station surcotée.

Dans les Vosges, il y a aussi une station bien connue des gens du cru, les Frères Joseph. C’est à Ventron. Il y a quelques Alsaciens en goguette et autant d’Allemands venus en voisins, mais pas beaucoup plus. Les gens préfèrent aller siphonner leur CB dans les Alpes pour briller à leur retour dans les soirées diapos avec des arrières plans à base de Mont-Blanc. Tu parles.

Des pelures sont meilleures que les fruits du McDo

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Lundi midi, c’était l’Apocalypse à Noisy-le-Keuss. Non pas que la ville ait été passée plus à tabac qu’à l’accoutumée, mais la plupart des débits de boustifaille étaient fermés. La Grande Muraille ? Fermeture hebdomadaire. Le Celtique ? Fermé pour travaux. Les autres ? Je ne mange pas dans des restos où tu dois défendre ta pitance contre des cafards.

Quand la loi ne peut plus rien pour vous et que vous n’avez pas de voiture, il vous reste un recours, un seul : l’Agence Tous Risques le Domac… Je sais je sais, c’est la deuxième fois en moins d’une semaine que je graille au McDo et que j’en parle ensuite, mais quand tu passes ta matinée à usiner des articles comme un mini-moi pakistanais dans un atelier Nike, t’as bien le droit de manquer un peu de sagesse et d’imagination à l’heure d’aller bâfrer non ?

De toute façon, t’as déjà essayé de grailler à Noisy avant d’ouvrir ta gueule ? Je t’invite si tu veux. Fais moi signe, et un samedi midi on ira y manger ensemble. Tu découvriras alors des lieux à faire passer Sarajevo pendant la guerre pour Dora l’exploratrice et comme nous, tu seras finalement bien content de débarouler chez McDo (à titre informatif, il est inutile de vouloir jouer les chauds juste pour aller visiter Florence, j’ai aucune idée d’où elle a bien pu passer la bougresse).

Là, on va faire une grosse ellipse narrative pour en arriver directement au dessert parce que finalement, des gens qui s’envoient des Big Mac et du Perrier, je présume, j’espère même, que vous vous en carrez l’oignon. Sinon c’est très triste pour vous.

Love the police

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Début mars j’entamerais mon cinquième mois de turbin du côté de Moisy-le-Sec. Pourtant, il m’a fallu attendre ce jeudi pour avoir droit à mon premier contrôle de police, lors d’une pause repas tamponnée Epic Fail Industry.

Pour la première fois depuis une bonne paye, on avait décidé d’aller se mettre bien à la fameuse pizzeria aux trois noms de Romainville, celle qui est tapissée d’affiches de films écrits ou interprétés par les frères Naceri, lesquels y ont leurs habitudes.
J’étais bien content, parce qu’outre la perspective de manger un peu moins de la merde, j’espérais vérifier s’ils avaient osé mettre au mur l’affiche du Baltringue, la bobine déjà mythique de Lagaf’, au scénario griffonné par Bibi Nacéri, Chris Nahon et un troisième larron qui pourrait bien être Pascal Duquenne ou un autre déficient mental quelconque.

Malheureusement, le resto était en travaux.

Quand il est l’heure de Pernaut, que t’es à 10 minutes du taff et qu’il ne te reste plus qu’une heure pour grailler, tu ne réfléchis pas. Ou plutôt si, tu réfléchis mais vite : DoMac.

Si j’avais une quelconque notion des distances, je serais tenté de dire que le porte-étendard de la mal-bouffe se situe entre 300 et 500m du bureau. Pas loin en tous cas. Genre 5 minutes de marche.

Une fois chez nos amis américains, on a tergiversé deux minutes avant de se décider à bâfrer sur place. Mais le parking étant aussi plein que la chatte de Sasha Grey un soir de gang-bang, on a fini par se rabattre sur le McDrive.

Lentement mais sûrement, le sort, ce coquin, tissait sa toile.

We are the 90’s. Not.

| Rubrique Me, myself & aïe !

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Trois faits pour poser le décor :

A – Vous savez quel est mon level en danse ? Le même qu’un sourd sous tranxène coulé dans un bloc de béton (ce qui fait de moi le candidat alpha de Dancing with the Stars).
B – Après des années de torture métro/bus, les usagers des transports en commun ont eu raison de mon seuil de tolérance à la foule, lequel n’était déjà pas bien haut à la base. Pour vous faire une petite idée, s’il n’y a que le chauffeur et moi dans un bus, ça fait déjà une personne en trop.
C – Les trips nostalgicos-régressifs, j’ai toujours trouvé ça aussi consternant que de mirer Chantal Goya chanter Bécassine en robe rose avec des intermittents du spectacle en costumes alors qu’elle vogue allègrement vers les 70 balais.

L’un dans l’autre, la soirée We are the 90’s n’était peut-être pas vraiment faite pour moi. En tous cas, de base ce n’était pas mon élément naturel.

Est-il vraiment nécessaire de présenter la We are ? Pas si vous avez Twitter en tous cas parce qu’une semaine durant, tout le monde en a causé, les plus atteints allant même jusqu’à balancer des Twittpics de leurs places comme s’ils étaient des happy few ou des VIP. Alors que non. D’abord parce qu’on était 4500 et ensuite parce que même si ça affichait complet, les entrées étaient en vente à la Fnac pour 22 euros. Donc, c’est pas comme s’il s’agissait de l’enterrement de Michael Jackson ou qu’il fallait appartenir à un groupe sanguin super rare genre B2O.
En vrai, il suffisait tout connement de passer la seconde et de se bouger le fion un peu plus vite.

Pour ma part, je n’ai pas eu à faire cette effort puisque j’avais une place à l’œil sous le coude (cherche pas, d’un point de vue purement anatomique, ça n’a strictement aucun sens).
Rassurez-vous, ce n’est pas pour cette raison bassement matérielle que j’y ai été, mais tout simplement parce que des gens dignes de confiance m’avaient garantis que la précédente We are était tip-top over the top.

Very special sunday

| Rubrique Sport

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Note à Béné et aux autres : j’étais censé publier cette note hier mais comme mon identifiant Free de merde a encore fait sa pute, vous allez faire comme si aujourd’hui on était lundi et puis c’est tout.
J’en profite pour remercier chaleureusement @BloodyO sans qui je ne serais pas là ce soir. Des bisous à elle donc et à vous parce que je vous emmerde depuis quatre lignes pour une intro à la con. Bonne lecture.

Tout à coup, c’est comme si tout le monde s’y étais mis. Tout le monde en parle en tous cas. Sur Facebook hier après-midi, sur Twitter le soir, au travail ce matin.
Les esprits casse-couilles y verront un nouveau symbole de l’américanisation galopante de la société frenchie, les hypeux à la mâchouille moi la nouille dénigreront, préférant chercher jouissance dans le roller-derby, et nous autres, péquin de base mais pas trop, on se réjouit.

Hier soir, c’était le Superbowl. Même si j’ai une application football sur mon iPhone, ce serait mentir que de dire que je suis la NFL avec l’assiduité d’un fan de Lara Fabian. Pour tout vous dire, je commence à tendre l’oreille à l’orée des playoffs puis mon intérêt va crescendo jusqu’à ce dimanche presque férié chez nos amis Américains. Ce dimanche où on se couche à 4 h du mat’ dans le meilleur des cas alors qu’on turbine le lendemain matin.

A l’inverse de 95% des médias béret-baguette, je m’en branle pas mal de tout ce qu’il y a autour.
Les chiffres vertigineux, la quantité gargantuesque de tacos digérés et de pizzas livrées, l’influence positive d’une victoire d’une équipe de l’AFC sur Wall Street, les pubs à 30 briques, les millions de litres de bières siphonnés aux quatre coins du pays, le show de la mi-temps… Tout ce décorum médiatique me laisse aussi indifférent que la rediffusion du final de Dynasty sur une chaîne de la TNT.